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EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855 .
La périodicité devrait être établie de façon que les Expositions ne se gênassentpas, et qu’on pût les retarder d’une année quand elles viendraient à coïncider entreelles.
Les Expositions partielles ne feraient pas disparaître complètement les Expositionsuniverselles composées de tous les groupes. Seulement, comme ces dernières sont lerésumé des perfectionnements de toute une époque, mon sentiment est que ce concoursextraordinaire devrait se faire seulement tous les demi-siècles.
ORGANISATION FINANCIÈRE DES EXPOSITIONS FUTURES.
Pour compléter le programme des futures Expositions, telles que je les conçois, jevais examiner l’organisation financière à adopter.
Il faut maintenir le principe d’un prix d’entrée. Avec un tarif bien calculé et unesage économie dans la direction, je crois que les revenus dépasseraient les dépenses.Le budget de l’Exposition de 18S5 ne saurait être considéré comme un budget nor-mal, le chiffre des dépenses ayant été accru dans des proportions excessives pardes circonstances tout à fait exceptionnelles. Avec des dépenses bien moindres, onobtiendrait des résultats meilleurs ; mais il faudrait pour cela avoir le temps et l’espacequi nous ont manqué.
L’organisation la plus rationnelle serait de laisser la direction des Expositions àl’initiative des particuliers: c’est le système suivi en Angleterre. Malheureusement,dans notre pays, où l’on croit qu’on ne peut rien faire sans le concours de l’Élat, lachose ne paraît pas possible, au moins au début de l’entreprise. Il faudrait avoirrecours à une solution mixte, qui serait la désignation par l’Empereur d’une com-mission spéciale prise en dehors des administrations publiques. Cette commission ,indépendante par l’autorité direcle et la haute mission qu’elle tiendrait du Souve-rain, placée en dehors de la routine par les éléments dont elle serait composée ,réunirait tout à la fois et le prestige, qui ne s’obtient en France que par la délé-gation du pouvoir, et l’esprit d’initiative, qui ne se trouve guère qu’eu dehors desadministrations.
Chez nous, il faut l’avouer, on est toujours placé entre deux écueils: l’administra-tion, qui s’inspire trop souvent de la routine et qui fait chèrement, et les particu-liers, qui ne font pas du tout. Il n’y a pas, du reste, à songer à trouver en dehors del’État des ressources suffisantes. En France , les capitaux manquent souvent de har-diesse, ou bien, quand ils se décident à entrer dans une affaire, la moralité et l’in-telligence leur font fréquemment défaut. Pour leur inspirer l’envie de se risquer dansune entreprise de ce genre, il faut donc que l'expérience ait prouvé que c’est un bonet solide placement. Alors seulement on pourrait faire appel à une compagnie réu-nissant des éléments sérieux, qui aurait la direction permanente des Expositions. Lacommission gouvernementale pourrait être ainsi une transition naturelle à l'entre-prise privée. Car c’est ma conviction intime que l’État doit faire le moins possible, etque son rôle doit se borner, dans certains cas comme celui-ci, à exciter les particu-liers à faire par eux-mêmes.
OU LES EXPOSITIONS UNIVERSELLES SONT POSSIBLES.
La pratique a, je crois, résolu la question de savoir où les Expositions universellessont désormais possibles. Le lieu naturel d’une Exposition est la capitale d’un payssusceptible d’y apporter par lui-même un grand contingent, et que sa position géo»