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tage du peignage de la matière textile, car alors celle-ci est travaillée moinsbrusquement, au commencement de l’opération, puisqu’elle est attaquéepar des dents plus écartées ; il devient, par suite, moins nécessaire de lapeigner préalablement à la main; et, en outre, comme elle passe plus gra-duellement sur des séries de peignes qui ont entre eux moins de différencedans le nombre et l’écartement des aiguilles, les fibres sont moins fati-guées, le peignage est évidemment plus divisé, plus régulier, et permetpar suite de produire moins d’étoupes et moins de déchets. C’est donc uneamélioration notable que M. Ward a apportée dans les peigneuses méca-niques.
Boîtes aux étoupes. — On a vu, pl. 7, que la caisse qui reçoit lesétoupes dans la première machine, est séparée de manière à former quatrecompartiments, correspondants à chaque série de peignes. En général,dans la pratique, on ne distingue réellement que deux sortes d’étoupes,les grosses et les fines, de sorte que l’on mélange celles des deux premièresséries, qui correspondent aux gros peignes, et de même, on mélangecelles des deux dernières qui correspondent aux peignes fins.
Dans la nouvelle machine, la caisse M', d’une forme un peu différente dela précédente, est disposée pour former trois compartiments, dont la capa-cité est en rapport avec deux séries consécutives. Il en résulte que l’onsépare réellement les étoupes en trois catégories distinctes : la premièrecomprenant les grosses étoupes, et correspondant, par conséquent, auxdeux premiers rangs de peignes, qui sont les plus forts; la seconde com-prenant les étoupes moyennes, qui proviennent du peignage des troisièmeet quatrième séries de peignes ; et enfin la troisième, comprenant les finesétoupes, et qui, par suite, correspond aux deux dernières séries.
Cette division est aussi plus rationnelle, et permet au filateur de tirer unmeilleur parti de chaque qualité d’étoupes.
Des excentriques. — Pour bien faire comprendre la forme exacte etla disposition des excentriques, nous avons cru devoir les indiquer en dé-tails sur le dessin pl. 9, Ainsi, les fig. 3 et 4 représentent en vue de faceet en coupe l’excentrique à 4 cammes, qui, comme on se le rappelle, estdestiné à soulever le chariot porte-pinces; nous avons fait remarquer queles deux cammes 1 et 3 de cet excentrique ne sont pas tout à fait aussisaillantes que les deux autres n° s 2 et 4, afin que le chariot soit moins levé,quand il se transporte pour changer la position des pinces sur les séries depeignes, que lorsque ces pinces doivent tourner sur elles-mêmes pour pré-senter la seconde face des poignées de matière textile sur la même sériede peignes.
On voit de même, sur les fig. 5 et 6, une vue de face et une vue de côtéde l’excentrique T / qui agit sur le balancier, au moment voulu, pour effec-tuer la translation du chariot, et, par suite, de toutes les pinces qu’il porte.
Les fig. 7 et 8 représentent également, de face et de côté, l’excentriquequi fait osciller le balancier destiné à agir sur la crémaillère qui doit faire