PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pivoter les pignons dentés O, afin d’imprimer aux pinces le mouvementdemi-rotatif nécessaire pour effectuer le peignage des deux côtés depeignes.
Des bâtis et des entretoises. — Dans la nouvelle peigneuse, lesdeux châssis de fonte, qui composent le bâti, sont un peu plus élevés quedans la machine précédente, et leur forme est aussi un peu modifiée à lapartie supérieure, afin de permettre d’y appliquer les vis de rappel v'°, àl’aide desquelles on peut régler, très-exactement, la position des sup-ports K' qui reçoivent les tourillons de l’arbre des leviers J et V.
Chacun de ces leviers est formé d’une seule pièce en fonte et dans unmême plan à l’extérieur des châssis, ce qui facilite le montage tout ensimplifiant la construction.
On peut, par les petites vis de pression v*, appliquées sur la tête desliens M, régler la hauteur précise des organes qui suspendent le chariot.
La tringle en fer, formant entretoise dans la première peigneuse, estremplacée dans celle-ci par un cadre en fonte M 2 , qui est boulonné avecquatre angles sur les faces intérieures des bâtis, ce qui augmente leurrigidité et, par suite, la solidité de la machine.
L’entretoise ou croix de Saint-André, qui relie les deux châssis A 2 parderrière, est aussi modifiée dans sa forme et dans sa construction ; elle estici disposée de façon, non-seulement à relier les deux bâtis, mais encore àservir de points d’appui ou de supports aux axes des balanciers.
Comme les autres pièces ne sont pas changées, nous n’avons fait que deles désigner par les mêmes lettres, de sorte qu’en lisant la première des-cription, on peut aisément se rendre compte de la disposition et du jeude tous les organes de cette nouvelle peigneuse.
SERVICE DE LA MACHINE.
Lorsque la machine travaille seule sans être adossée à une seconde pei-gneuse semblable, il faut généralement quatre personnes pour la desser-vir ; ce sont de jeunes garçons de douze à quinze ans, qui acquièrent,après un certain temps, une grande célérité, et ne laissent perdre aucuninstant. Leur besogne est bien distincte et ne porte aucune confusiondans les opérations.
Ainsi, le premier garçon placé en tète de la machine, c’est-à-dire ducôté des engrenages de commande des excentriques, est constamment oc-cupé à mettre des poignées de matière brute dans les pinces pour les pla-cer à l’entrée du chariot. On sait que ces poignées sont préparées à l’avanceet apportées près de la peigneuse après avoir reçu un dégrossissage à lamain, c’est-à-dire après avoir été grossièrement peignées. Le travail decet enfant consiste alors :
1° A ouvrir la pince qu’il a préalablement couchée sur la table T' 2 (fig. 1,pl. 9), qui est appliquée au bâti de la peigneuse, et qui porte des coussins