MACHINES A PEIGNEIi.
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chargé d’alimenter le chariot est obligé d’y placer huit pinces par mi-nute , et, de même, celui qui est chargé de les recevoir, doit aussi enretirer huit.
RÉSULTATS DE TRAVAIL DE LA TEIGNEUSE.
Il nous a paru intéressant et utile tout à la fois de montrer les résultatsde travail que l’on peut obtenir, avec une telle machine, dans les différentescirconstances qui peuvent se présenter en fabrication.
Nous ferons remarquer que ces résultats sont très-variables, selon lanature même des matières textiles à traiter. Lorsque les lins sont fins ettendres, par exemple, comme ceux de Russie , il faut les ménager en lesattaquant le moins brusquement possible; ils ont aussi besoin d’être pei-gnés moins profondément que les lins à fibres fortes. Il en est de mêmedes chanvres. Or, entre les filaments les plus tendres et les filaments lesplus durs, il y a nécessairement bien des variétés. C’est au chef des pei-gneurs à savoir proportionner le degré de peignage qu’il doit faire pro-duire à la machine, selon la qualité de la matière. Pour cela, il peutvarier, à sa volonté, soit la vitesse des peignes ou la vitesse des pinces,soit le poids des poignées serrées entre celles-ci.
La peigneuse perfectionnée a encore cet avantage, qu’on peut, sanschanger la vitesse de ses organes, varier le degré de peignage de la ma-tière, au moyen des vis de rappel « 2 , destinées à avancer ou reculer l’axedu levier J, qui se trouve lié avec deux tiges M, articulées aux extrémi-tés du chariot L. Ces tiges peuvent varier, à leurs extrémités supérieures,au moyen de doubles vis de rappel v i , placées à cet effet. La combinaisonde ces vis et celle de l’axe du grand levier J, permettent d’incliner plus oumoins le chariot, et d’engager ou de dégager la matière afin de lui donnerun peignage plus ou moins profond.
Ainsi, d’un côté :
On peut, à volonté, faire marcher l’arbre moteur de 110 à 120 et mêmeà 130 révolutions par minute; par conséquent, d’après le diamètre ducylindre qui entraîne le tablier ou la chaîne sans fin des peignes, la vitessede ceux-ci peut être de l m 146 à l m 250 et même l m 371 par seconde.
En effet, la circonférence du cylindre est de 0 m 625, d’où il résulte que,pour 110 tours par minute, on a
0 m 625 X 11060
t ni 146 par seconde;
Et, par suite, pour les vitesses de 120 et de 130 tours, on a nécessai-rement
0,625 X 120
l m 250 et
0,625 x 130
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i m 371.
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