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le cardage ; cet enfant sert aussi à aider l’un ou l’autre de ses camarades,soit pour prendre les poignées de matières entièrement peignées et lesmettre en croix sur le plateau à tiges, soit pour serrer ou desserrer lespinces. Il peut suffire aussi à enlever les étoupes d’une seconde peigneuse,qui serait placée à peu de distance de la première, de sorte que, dans cecas, on compterait réellement sept garçons pour le service des deux ma-chines.
On comprend sans doute très-facilement que si l’on dispose les deux ma-chines de manière à se trouver dos à dos, en plaçant une longue table àchaque bout, on pourra les desservir avec moins de personnes. On évite,en effet, ce transport continuel des pinces, puisqu’à la première machineon n’a qu’à retirer les pinces chargées et peignées d’un bout, et à les pla-cer, après avoir retourné les peignes, immédiatement à l’entrée du chariotde la seconde machine, dont la sortie se trouve alors du côté opposé : c’estce qui a lieu avec les quatre premières peigneuses de Saint-Martin. Pla-cées d’abord sur une seule ligne, M. Brière les a fait déranger pour lesaccoupler deux par deux. De cette façon, le premier enfant n’a plus qu’àprendre chaque pince vide et à l’ouvrir pour y étendre la poignée de ma-tière brute, en ayant soin que la plus longue partie des filaments dépassed’un bout, puis, après l’avoir fermée, à la poser sur l’extrémité du cha-riot, cette plus longue partie en bas.
Le second enfant, placé à l’autre extrémité de la peigneuse, est seule-ment chargé de recevoir les pinces qui portent la matière peignée d’unbout, puis d’ouvrir ces pinces, d’y retourner la poignée bout par bout, afinde présenter la partie non peignée en dehors, et, après les avoir fermées,de les donner au troisième enfant, qui les prend et les place successive-ment à l’entrée du chariot de la seconde machine, dont la tête se trouvealors du côté de la sortie de la première.
Comme ce troisième enfant serait réellement peu occupé, il peut très-bien aider son camarade.
Enfin, le quatrième garçon reçoit les pinces sortant de la deuxième pei-gneuse, et dont les matières sont alors peignées des deux bouts; il lesremet au premier enfant, qu’il aide aussi à ouvrir et à fermer l’une oul’autre des pinces.
Ces quatre enfants, qui desservent ainsi deux peigneuses accouplées,sont bien moins occupés que ceux qui alimentent une seule et même ma-chine. Ils sont, par suite, moins susceptibles de fatiguer, et l’un ou l’autrepeut fort bien enlever les étoupes et les mettre en sac toutes les fois qu’ilest nécessaire.
Lorsque le tambour de la peigneuse fait 120 révolutions par minute, etque l’arbre des excentriques fait dans le même temps 4 tours sur lui-même, ce qui est à peu près la moyenne de la vitesse adoptée dans la pra-tique, comme deux pinces doivent entrer à chaque révolution de cetarbre, et deux pinces doivent également sortir, on voit que l’enfant