FORGES A FER ET ACIÉRIES
ïïe MM. Il<>' PETIW, »A( DET et Ce
A SAINT-CHAMOND, ASSAILLY ET RLYE-DE-GIER
De toutes les usines que nous avons visitées récemment en France , iln’en est pas, nous ne craignons pas de le dire, qui nous ait aussi vivementintéressé que les forges de Saint-Chamond et de Rive-de-Gier , fondées etsuccessivement agrandies par MM. H te Petin etGaudet.
Ces forges se distinguent par leur spécialité, par la nature même destravaux qu’elles exécutent, soit pour les chemins de fer, soit pour la marineet la construction des machines. D’un côté, elles fabriquent le fer et l’aciernécessaires à leurs besoins, et, de l’autre, elles livrent des produits entiè-rement finis, tels que des essieux droits et coudés, des cercles et bandagesde roues, des arbres et manivelles de fortes dimensions, des bielles, des pis-tons, des glissières, et en particulier des roues pleines, etc.
Nous sommes convaincu qu’aucun établissement de ce genre, en Europe ,ne peut produire autant que ces usines, et surtout opérer avec autant derapidité, d’économie et de régularité.
Ainsi, MM. H le Petin, Gaudet et C e livrent journellement, de Saint- Chamond seulement, aux chemins de fer 250 à 300 bandages de rouespour wagons, et il ne leur serait pas difficile, sans augmenter leur maté-riel , d’en fabriquer à peu près le double, c’est-à-dire plus qu’il n’en fau-drait pour alimenter le monde entier dans l’état actuel des voies ferrées.
En Angleterre, où l’industrie des raihvays s’est développée sur unetrès-grande échelle, il n’existe pas un établissement de cette importancesusceptible d’une telle production. Nous n’en connaissons pas d’ailleursqui, malgré le grand nombre de patentes anglaises prises spécialementpour les différents systèmes de fabrication de roues et de bandages, aientappliqué jusqu’ici le mode particulier dû aux habiles fabricants de Rive-de- Gier , quoique les avantages qu’ils présentent dans la pratique, commesécurité et comme durée, soient d’ailleurs incontestables.
Il est en effet curieux non-seulement de voir avec quelle célérité cesobjets sont exécutés, mais encore de connaître les procédés et moyensmécaniques imaginés par MM. Petin et Gaudet pour cette fabrication inté-