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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ressante qui diffère essentiellement de celle en usage pour les bandagesdroits et roues ordinaires.

Ces procédés, qui ont été lobjet de plusieurs brevets pris en France etdans les principaux pays du continent, se distinguent surtout par les résul-tats, en ce que les roues comme les bandages sont entièrement sans sou-dure ; condition essentielle qui les ont fait adopter dune manière généralepar la plupart des compagnies de chemins de fer.

Pour les bandages, par exemple, quon simagine une barre de fer mé-plat, laminée à lépaisseur et à la longueur voulues, pour correspondre àune dimension de cercle déterminée, transportée encore chaude, aussitôtaprès son laminage, sur un cylindre horizontal légèrement conique, disposéà lextérieur môme des laminoirs et tournant comme eux. Cette barre,appuyée par son extrémité contre lembase du cylindre au moyen dunsupport mobile qui doit servir de guide, sy contourne en spirale, y faisantsuccessivement plusieurs tours, de sorte quen sortant on a une rondellehéliçoïdale, dont les spires se touchent, et que lon enlève facilement ducylindre à cause de sa forme conique.

Lopération seffectue avec une rapidité telle que le fer nest chaufféquune seule fois pour former la barre en la passant dans les différentescannelures des laminoirs, et pour la contourner en hélice autour du cy-lindre conique. Cest à peine, en effet, si lon peut suivre le travail depuislentrée aux laminoirs jusquà la sortie dans le bassin deau qui reçoit larondelle pour la refroidir.

Ces rondelles sont portées au four à réchauffer pour être chauffées aublanc soudant; on les soumet, dans cet état, à laction dun marteau-pilonà vapeur, dont lenclume porte une étampe ou matrice en fonte qui pré-sente la forme correspondante au cercle avec son rebord ou boudin sail-lant; seulement ce cercle est évidemment dun diamètre restreint, à peinemoitié de celui quil doit avoir lorsquil sera fini, mais aussi dune plusforte épaisseur.

Ce sont ces cercles, ainsi préparés et bien corroyés, que lon chauffe ànouveau, dans des fours spéciaux qui peuvent en contenir un certainnombre. Les ouvriers, chargés de les prendre au fur et à mesure quils ontacquis la température voulue, les portent dabord à un premier laminoirspécial, à laide de galets mobiles pressant sur la circonférence exté-rieure, on les agrandit successivement en leur conservant la forme circu-laire ; puis ils les transportent, encore suffisamment chauds, à un secondlaminoir semblable, mais plus précis, qui les augmente encore et les ar-rête exactement au diamètre voulu.

Cette double opération est tellement rapide, que nous navons pas comptéplus de deux minutes pour aller chercher le cercle au four, le porter aupremier laminoir, puis de celui-ci, après être agrandi, au second laminoirpour sachever et, de, le transporter à un appareil bien simple et enmême temps fort utile, une sorte de mandrin destiné à le terminer com-