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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ressante qui diffère essentiellement de celle en usage pour les bandagesdroits et roues ordinaires.
Ces procédés, qui ont été l’objet de plusieurs brevets pris en France etdans les principaux pays du continent, se distinguent surtout par les résul-tats, en ce que les roues comme les bandages sont entièrement sans sou-dure ; condition essentielle qui les ont fait adopter d’une manière généralepar la plupart des compagnies de chemins de fer.
Pour les bandages, par exemple, qu’on s’imagine une barre de fer mé-plat, laminée à l’épaisseur et à la longueur voulues, pour correspondre àune dimension de cercle déterminée, transportée encore chaude, aussitôtaprès son laminage, sur un cylindre horizontal légèrement conique, disposéà l’extérieur môme des laminoirs et tournant comme eux. Cette barre,appuyée par son extrémité contre l’embase du cylindre au moyen d’unsupport mobile qui doit servir de guide, s’y contourne en spirale, y faisantsuccessivement plusieurs tours, de sorte qu’en sortant on a une rondellehéliçoïdale, dont les spires se touchent, et que l’on enlève facilement ducylindre à cause de sa forme conique.
L’opération s’effectue avec une rapidité telle que le fer n’est chaufféqu’une seule fois pour former la barre en la passant dans les différentescannelures des laminoirs, et pour la contourner en hélice autour du cy-lindre conique. C’est à peine, en effet, si l’on peut suivre le travail depuisl’entrée aux laminoirs jusqu’à la sortie dans le bassin d’eau qui reçoit larondelle pour la refroidir.
Ces rondelles sont portées au four à réchauffer pour être chauffées aublanc soudant; on les soumet, dans cet état, à l’action d’un marteau-pilonà vapeur, dont l’enclume porte une étampe ou matrice en fonte qui pré-sente la forme correspondante au cercle avec son rebord ou boudin sail-lant; seulement ce cercle est évidemment d’un diamètre restreint, à peinemoitié de celui qu’il doit avoir lorsqu’il sera fini, mais aussi d’une plusforte épaisseur.
Ce sont ces cercles, ainsi préparés et bien corroyés, que l’on chauffe ànouveau, dans des fours spéciaux qui peuvent en contenir un certainnombre. Les ouvriers, chargés de les prendre au fur et à mesure qu’ils ontacquis la température voulue, les portent d’abord à un premier laminoirspécial où, à l’aide de galets mobiles pressant sur la circonférence exté-rieure, on les agrandit successivement en leur conservant la forme circu-laire ; puis ils les transportent, encore suffisamment chauds, à un secondlaminoir semblable, mais plus précis, qui les augmente encore et les ar-rête exactement au diamètre voulu.
Cette double opération est tellement rapide, que nous n’avons pas comptéplus de deux minutes pour aller chercher le cercle au four, le porter aupremier laminoir, puis de celui-ci, après être agrandi, au second laminoirpour s’achever et, de là, le transporter à un appareil bien simple et enmême temps fort utile, une sorte de mandrin destiné à le terminer com-