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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

2° Les mécanismes appliqués aux laminoirs pour leur présenter les piècessortant des fours à réchauffer, en les abaissant ou les relevant toujours à lahauteur convenable, sans fatigue pour les hommes ;

3° Lapplication dune petite machine à vapeur aux cylindres des lami-noirs, afin de permettre de changer aisément le sens de leur mouvementrotatif;

4° Les petites grues ou chariots mobiles suspendus sur des chemins defer- élevés, qui donnent aux ouvriers la facilité de transporter les pièceschauffées dun appareil à lautre ;

5° Les griffes mécaniques qui servent particulièrement à prendre et àporter, dans les fours à souder, les rondelles destinées à la fabrication desbandages et des roues; ces griffes, que nous ne tarderons pas à publieravec détail, sont dun très-grande service, en ce quelles facilitent beau-coup la main-dœuvre et quelles éloignent louvrier de la chaleur ardentedes pièces; elles sont dues àM. Potdevin (1), contre-maître fort intelligentque MM. Petin et Gaudet ont placé, en lintéressant, à la tête de leur forgede Rive-de-Gier .

Cette usine de Rive-de-Gier nest pas moins remarquable que celle deSaint-Chamond par limportance des pièces de forge que lon y exécute.On y fabrique particulièrement les essieux coudés, les arbres de toutesdimensions, les bielles, les manivelles, les pistons, les glissières et toutesles pièces de machines. Cest lon a forgé ce fameux arbre coudé de23000 kilogrammes dont on a vu le modèle à lExposition universelle , etdestiné au navire lEylau , construit par la maison Cavé ; nous avons vule châssis qui a servi à déterminer la dimension du paquet de fer quila fallu préparer pour cet arbre, et dont louverture carrée intérieure napas moins de 2 mètres de côté.

Le marteau à vapeur, à laide duquel on a exécuté cette énorme pièce,est certainement le plus puissant qui existe; le poids seul du pilon est de12000 kilogrammes et sa course peut être de 3 mètres à 3 30, et cepen-dant il est rendu dune manœuvre très-facile par lapplication des soupapeséquilibrées au lieu de tiroir, comme celles que M. Révollier a adoptéesdans ses machines horizontales que nous donnons pl. 2 e . Lors de notrevisite, ce marteau corroyait un arbre droit de 5 à 6000 kilogrammes ; lepaquet préparé pour cet arbre pouvait avoir environ 0 m 60 de diamètre ; àchaque coup quil recevait du marteau, il diminuait de plus de 0 m 10. Prèsde trente hommes servaient à la manœuvre, mais ne fatiguaient pas, parceque leur seul travail consistait à pousser la pièce plus ou moins sur len-clume ou à la tirer. Or, cette opération seffectuait, au commandement ducontre-maître, avec dautant plus de facilité, que toute la charge était sou-

(I) M. Potdevin, sous la recommandation spéciale de MM. Petin et Gaudel, a reçu, en 1855, lamédaille de classe et la décoration de la Légion dhonneur. Le système de griffes quil a ima-giné et perfectionné, pour porter les pièces rondes telles que les rondelles, a été breveté en sonnom, à la date du U mars 1852. Nous les regardons comme indispensables dans un grand nombrede cas.