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Tome onzième
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FORGES a feu et aciéries.

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plétement, en précisant dune manière rigoureuse la forme intérieure etla forme extérieure, et en le précipitant ensuite dans un bassin deau,placé au-dessous, pour le refroidir.

11 faut dire aussi que si de telles opérations se font avec une si grandecélérité, cest que les hommes nont pas de charge réellement à porter ; ilssont constamment aidés dans leur travail par des chariots mobiles roulantsur des chemins de fer situés à quatre ou cinq mètres au-dessus des appa-reils, de telle sorte quils nont réellement quà diriger les pièces soute-nues par des griffes mécaniques qui les relient aux chariots. Nous avonscompté une demi-minute pour le passage à chaque laminoir et une minutepour les transports successifs dun appareil à lautre.

Pour la fabrication des roues pleines en fer, on emploie également lesmêmes procédés avec des barres contournées en rondelles héliçoïdales etcorroyées au marteau-pilon, puis portées au laminoir qui se distingue desprécédents par la disposition même des galets et du mécanisme général,à laide duquel on agrandit successivement le diamètre en aplatissant latoile ou le corps de la roue. Cet appareil est vraiment fort ingénieux et,entre les mains de lhabile contre-maître de lusine, il est devenu entière-ment pratique.

A Saint-Chamond on prépare aussi les grosses pièces qui doivent servirà la confection des essieux et des arbres de toute espèce; c'est ainsi quelon a toujours en fabrication courante une foule de paquets, cylindres plusou moins forts , et formés de barres de fer plat que lon transporte à laforge de Rive-de-Gier , pour en tirer des essieux droits et des essieux cou-dés. On y voit, par cela même, un grand nombre de fours à puddler et defours à réchauffer.

Cette usine produit, à elle seule, plus de 80000 kilogrammes de ferpar jour, et pourrait aisément, sans augmenter son matériel, en fabriquer120 à 130000.

Un atelier spécial, parfaitement outillé, est constamment occupé à finirles pièces qui doivent être livrées directement aux chemins de fer. Ainsi,nous y avons remarqué les tours à chariot pour tourner les essieux droitset leurs collets, les gros tours à plateaux pour tourner intérieurement lesbandages et les ajuster sur leurs roues, des machines à rainer à doublechariot pour pratiquer les deux rainures à la fois sur chaque essieu (1),des machines à percer, à raboter et à aléser ; de gros tours à deux supportspour tourner ensemble les deux roues montées sur leur essieu, etc.

Nous citerons surtout, comme améliorations remarquables, apportéespar MM. Petiu et Gaudet, dans leur importante forge de Saint-Chamond :

1° Leurs fours à puddler, marchant par lair comprimé, avec foyer fermé,et qui permettent dobtenir une grande régularité dans le travail, tout enréalisant une économie notable dans la consommation du combustible;

(I) Nous publierons prochainement ce genre de machine, dune construction ingénieuse, quelon doit à Mâl. Ducommun et Dubied, qui ont bien voulu nous en communiquer les dessins.

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