PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Quoique cette année n’ait pas été très-favorable au commerce et à l’in-dustrie, quoique les commandes des chemins de fer aient dû se restreindre,la société H te Petin, Gaudet et C e , n’a pas fait moins de 30 millions d’af-faires. C’est, comme on le voit, un chiffre éloquent, qui prouve que dansles années prospères, lorsque toutes les branches d’industrie sont en pleineactivité, ces honorables et habiles industriels peuvent fabriquer et livrerdes masses énormes de produits.
Un tel résultat n’est pas seulement dû à leur capacité, à leur intelli-gence, mais encore à l’organisation même qu’ils ont su donner à touteleur industrie, comme aux améliorations successives qu’ils y ont apportées.Ainsi, ils ont formé des chefs d’ateliers, des contre-maîtres expérimentésqui savent, chacun dans leur spécialité, conduire les travaux avec toute lacélérité et l’économie désirables.
APPAREIL PROPRE A L’ÉVAPORATION
ET A LA CONCENTRATION DES LIQUIDESPar M. LÉGAL, constructeur à Nantes
Le principe sur lequel repose l’appareil imaginé par M. Légal est un mode d’éva-poration accélérée par l’immersion d’une hélice à nombreux disques, plongeantalternativement dans les jus en ébullition. Ces disques, en se relevant, déplacentune certaine quantité du liquide, qui, en passant successivement du premier audernier disque, se vaporise très-vite, par le fait même de ce déplacement.
Cette disposition, jointe au chauffage par serpentin, permet à l’appareil de résisterà des températures beaucoup plus élevées que celles auxquelles résistent les chau-dières ordinaires à double fond.
L’appareil se compose d’une caisse rectangulaire en tôle supportée par quatrechâssis en fonte; un axe la traverse dans toute sa longueur, portant un nombre con-sidérable de disques reliés en forme d’hélice. Cette hélice est mise en mouvement àune vitesse de 30 révolutions par minute, par l’intermédiaire de poulies actionnéespar un moteur quelconque. Des serpentins en cuivre, placés longitudinalement surle fond et les côtés de la caisse, chauffent le liquide qu’elle contient au moyen de lavapeur à haute pression qui circule dans les serpentins.
La caisse est surmontée d’un couvercle maintenu soulevé à environ 10 cent, au-dessus de la partie supérieure de la caisse, pour laisser un courant d’air rapide,venant enlever les vapeurs qui se dégagent, en quantité très-grande, pendant larotation des nombreux disques. Pour activer ce courant d’air et appeler les vapeurs,deux cheminées sont disposées à chaque extrémité.
Une chaudière de ce système, de 4 mètres de longueur, 1 m 30 de largeur, et80 cent, de hauteur, avec des disques de 1 mètre de diamètre, fait passer, à chaquerévolution dans le liquide chauffé, une surface d’environ 70 mètres de chaque facedes disques, soit 140 mètres de surface évaporante, et, en une minute de 30 révo-lutions,
140 X 30 ==■ 4,200; et, en une heure : 4,200 X 60 = 252,000.
Un semblable appareil peut rendre, en 10 heures, 5,000 litres de jus à 28° del’aréomètre Baumé.