FORGES A FER ET ACIÉRIES.
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rir depuis les derniers fours jusqu’à la poche de coulée eut été aussi beau-coup plus considérable, ce qui eût rendu encore le service plus pénible.
Avec les nouveaux fours chauffés à la houille, ces difficultés n’existentplus; on peut alimenter des poches de 2000 à 2500 kilog. et plus avec 8 à
10 fours contenant chacun 10 à 12creusets, et opérer la coulée entièreen quelques minutes.
On sait que les creusets sont en terre réfractaire, laquelle a été au préa-lable bien choisie et parfaitement travaillée pour présenter la plus grandehomogénéité possible. Comme on en fait une grande consommation (car,malgré toutes les précautions, ils ne servent pas plus de 5 à 6 fontes), onles fabrique à l’usine même, dans un atelier spécial, où l’on fait usage d’ap-pareils mécaniques pour malaxer et refouler la terre, pour la mouler et lasortir des moules, pour la sécher ensuite dans des étuves.
MM. H le Petin, Gaudet et C e livrent actuellement aux chemins defer des essieux coudés en acier fondu qui se travaillent au marteau-pilonet entre des matrices comme les essieux en fer corroyé; ils font aussi,avecle même métal, un grand nombre d’aiguilles, des changements de voiequi, lorsqu’ils sont en fer, s’usent rapidement sur certaines lignes. Il enest de même des essieux droits et des bandages, sur lesquels les expériencesont été faites tout récemment (1).
Leur production pour les ressorts de voitures et de wagons, pour lesquelsils possèdent à Paris la fabrique la mieux montée, est devenue d’une im-portance telle qu’ils en livrent jusqu’à 2000 tonnes en moyenne par année.
Enfin, une application qui a pris depuis peu une extension à laquelle onétait loin de s’attendre, celle des bandes minces et étroites en acier pourles buses et les crinolines, ne laisse pas que de former un chiffre remar-quable, puisqu’il s’est élevé jusqu’à 00000 kilog. par mois.
La société possède encore d’autres usines importantes, telles que leshauts fourneaux de Toga en Corse, qui fournissent en partie les fontespropres à la fabrication des fers, employés dans les forges de Saint-Cha-mond ; leur fabrique spéciale à Persan, près Blaumart, pour la confectiondes essieux pour la carrosserie de luxe et des ferrures concernant lesvoitures et wagons; fabrique qui a pris une très-grande extension et quilivre considérablement aux diverses compagnies de chemin de fer et à lacarrosserie en général; enfin les forges de Vierzon qui ont été montées
11 y a peu d’années, et dans lesquelles on a fait de grandes dépensesd’installation; ces forges travaillent particulièrement les fers marchandset les essieux de voitures ordinaires.
(O Ces expériences ont été faites dans les conditions suivantes :
Portée entre les points d’appui. Im50
Poids du pilon ou mouton..... MO kilog.
Chute verticale dudit.... 4 ngu
Elles ont constaté, pour les essieux droits, les résultats qui suivent :
Après sept coups de mouton, l’essieu en acier fondu s’est cintré de 0» 68; et, en le retournant,au bout de trois coups l’essieu s’est redressé.