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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les trois mois ; dans ce but, un petit tube terminé par un robinet r est placéà la partie inférieure près du collet.
Vannage des orifices injecteurs. — Dans le vannage des turbines-Fontaine, les injecteurs d’eau occupent, comme on sait, la totalité de lacirconférence; cette disposition excellente pour des turbines de grandesdimensions, et quand on a beaucoup d’eau à dépenser, eût présenté degraves inconvénients, appliquée au cas particulier dont il s’agit : le dia-mètre de la turbine et du vannage étant très-petit, il aurait fallu naturel-lement donner à chaque injecteur d’eau des dimensions tellement faibles,qu’une bonne exécution eût été presque impossible; d’un autre côté, lacontraction de l’eau dans des orifices aussi petits, aurait été très-forte etaurait beaucoup diminué le rendement; enfin, la vitesse de rotation eûtété trop grande, puisque celle de la turbine représentée sur les fig. 3 à 6,quoiqu’elle ne soit munie que de deux injecteurs, aura encore, sous lachute à laquelle elle est destinée, une vitesse de 800 tours à la minute.
Ces considérations ont déterminé M. Fontaine à adopter, pour ses petitesturbines, la combinaison des injecteurs isolés en nombre plus ou moinsconsidérable à volonté, suivant l’emplacement, la chute, la vitesse et levolume d’eau disponible.
Ces injecteurs s , au nombre de deux sur la fig. 6, se composent d’unepartie fixe et d’une autre mobile. La première est pratiquée dans l’épais-seur du plateau H; c’est une simple ouverture présentant la forme d’unecourbe allongée pour faciliter le départ de l’eau (voir le détail fig. 7); laseconde partie est une pièce mobile t, qui se meut absolument comme untiroir, en glissant sur la surface et dans une rainure pratiquée au plateau H.Lorsque cette pièce mobile touche la paroi fixe de f injecteur, celui-ci estcomplètement fermé ; mais lorsqu’on la fait glisser dans l’ouverture duplateau dans laquelle elle est engagée, on ouvre plus ou moins l’orificed’échappement de l’eau, et cela, d’une quantité que l’on peut faire varier,si l’on veut, de moins d’un millimètre.
Il résulte de ce nouveau mode de vannage que, quel que soit le degréd’ouverture de l’injecteur, l’épaisseur seule du filet d’eau motrice, dirigésur les aubes A' de la turbine (fig. 7) varie, tandis que sa forme et sa di-rection, au contraire, ne changent pas, ce qui fait qu’il n’y a aucune va-riation dans le rendement du moteur, et que l’effet utile est toujours pro-portionnellement le même, quel que soit le degré d’ouverture de la vanne.
Pour faire mouvoir simultanément les deux vannes ou tiroirs t, un petitmécanisme de transmission est appliqué sur la bâche J, fondue à cet effetavec un renflement, une boite à étoupe u et deux supports U.
La boîte à étoupe est traversée par un arbre vertical L, forgé à sa partieinférieure avec un petit excentrique ,s' engagé dans une gorge circulaireménagée au bras t Ce bras fait partie d’un collier en deux pièces T, soli-dement réunies par des boulons, et forgé avec deux autres bras auxquelssontfixésles tiroirs mobiles t des injecteurs (fig. 6).