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Tome onzième
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GRUE A VAPEUR.

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et dans le Praclical mechanics Journal, deux dispositions de M. Neilson.

Ces deux dispositions nont pas positivement danalogie avec celle deM. Lebrun; pourtant on reconnaît le même problème résolu : les combi-naisons seules sont différentes, comme on peut sen convaincre à lexamendes fig. 14 à 17 de la planche 13.

Première disposition de M. Neilson. La fig. 14 est une élévationde côté du mécanisme dune petite grue mobile avec son moteur à vapeur.

La fig. 15 est un détail indiquant le mode de jonction du conduit devapeur avec le cylindre moteur.

Cette jonction, comme on le voit sur cette dernière figure, est faite àla partie supérieure de la colonne ou bâti de fonte qui porte le treuil.

Le tuyau de vapeur a, venant de la chaudière, est placé sous le plan-cher, et passe, en faisant un coude, dans une ouverture pratiquée àlextrémité supérieure du pied fixe A de la grue. Ce tuyau sélève vertica-lement au centre du bâti mobile A', et traverse, au sommet, une douille b,qui le maintient parfaitement dans laxe. Un chapeau c recouvre ce guide;il est terminé par un presse-étoupe qui ferme hermétiquement le jointdu tube a avec le coude a', et nempêche pas cependant larticulation dece coude et du tuyau a 2 avec lequel il est solidaire. Cest ce dernier quiconduit la vapeur directement dans la boîte de distribution du cylindremoteur C.

On voit donc quau moyen de cette disposition, le tuyau a, qui com-munique directement avec la chaudière, peut rester fixe, tandis quecelui a 2 peut se mouvoir avec le corps A' de la grue après lequel lecylindre à vapeur, venu de fonte avec un large patin, est boulonné.

Ce mode de réunion des deux tubes, lun fixe et lautre mobile aucentre du mouvement, au moyen dun presse-étoupe , nest pas seulementune idée très-simple; ce nest quune application aux grues, car onretrouve cette même disposition dans les cylindres chauffés des machinesà papier, et de bien dautres appareils analogues.

Le complément de cette application dun moteur à vapeur à une gruedont la partie supérieure seule est mobile, noffre rien de bien remar-quable : la tige du piston est guidée par un œil saillant en dehors du bâti,et son extrémité fourchue est articulée au premier arbre coudé d munide deux pignons fixés à chacune de ses extrémités. Lun peut engrenerdirectement avec la grande roue R fixée sur laxe du treuil T, et alors,dans ce cas, on obtient un mouvement très-prompt; quand,au contraire,on a besoin dun mouvement plus lent, afin de pouvoir élever un poidsplus considérable avec la même force, on dégrène le premier pignon, eton engrène le second p avec la roue intermédiaire r.

Laxe de cette dernière roue, prolongé de lautre côté du bâti, engrèneégalement avec la grande roue It, de sorte quon obtient un mouvementde rotation dans le même sens, mais ralenti dans un rapport de 1 à 7.

Le tiroir de distribution est par un excentrique fixé sur larbre à