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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ment, et que la nature du fer se trouverait bientôt altérée par suite de iatendance continuelle des maillons à se courber, pour se redresser ensuite.
Il faut donc prévoir, pour le choix de la chaîne, que le diamètre du tam-bour soit en rapport avec la longueur des chaînons, afin que chacun d’euxs’enroule facilement, sans fatigue, et reste parfaitement droit.
Quand le fardeau soulevé est détaché du crochet Q, son poids ne suffi-rait pas pour tendre la chaîne, ce qui pourrait empêcher le déroulementdu treuil de se faire convenablement. Pour remédier à cet inconvénient,un contre-poids en fonte Q' (fig. i), entoure l’anneau de ce crochet. Cecontre-poids est en deux pièces, réunies au milieu par un écrou, que l’onvisse à l’extrémité d’un boulon fileté qui le traverse.
Sur le même arbre que le treuil, en dehors d’un des supports S, estfixée la grande roue R, de 88 dents, qui engrène avec un pignon r (fig. 2),de 14 dents. Ce pignon est monté sur un petit arbre horizontal k, munid’une roue r', de 50 dents, engrenant avec un pignon^?, de 12 dents, forgéavec l’arbre à manivelle V (fig. 2 et 3).
Cet arbre, qui est actionné directement par le piston du cylindre àvapeur, est en outre muni d’un volant V, pour régulariser la marche etaider à passer les points morts du moteur.
Ru côté opposé au volant, l’arbre l' est prolongé pour recevoir au besoinune manivelle, à l’aide de laquelle et d’une poignée faisant manivelle, fixéedans l’un des bras du volant régulateur, on peut faire fonctionner la grueà bras d'hommes, si l’on voulait supprimer l’action du cylindre à vapeur.
L’arbre intermédiaire k, en sus du pignon r et de la roue /, est munid’une roue à rochet R' et d’une poulie à frein p'. La roue, au moyen ducliquet k’ (fig. 1), terminé par un petit contre-poids qui le maintient tou-jours engagé dans la denture, empêche le treuil de tourner en sens inversede l’enroulement de la chaîne pendant l’élévation du fardeau.
La poulie à frein p' est fondue avec deux joues au milieu desquelles estengagée une lame en acier q, dont les extrémités s’assemblent à charnièreavec le levier l. Ce dernier sert à serrer la lame au frein q (fig. 3 ) sur lacirconférence de la poulie pour exercer sur celle-ci une friction capabled’arrêter presque instantanément, au besoin, le mouvement de la machine,en supposant que la charge soit abandonnée à elle-même.
Toutes les grues sont généralement munies d’un frein ; cette applicationest de première nécessité pour éviter les accidents qui pourraient résultersi, par exemple, une des dents de la roue K, ou le cliquet k 1 , venait àmanquer, ou si l’on abandonnait la charge tout à coup.
Four les grues à vapeur, disposées comme celle représentée sur notredessin, l’application du frein a moins d’utilité ; ce n’est qu’une mesure deprécaution, parce qu’on peut très-aisément, comme nous le verrons plusloin, à l’aide du levier qui règle l’introduction de la vapeur dans le cy-lindre, gouverner à volonté les mouvements du treuil.
Du moteur a vapeur. — Le cylindre à vapeur G est fondu avec ses