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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Disposition des châssis. — La construction du châssis ne diffère passensiblement des wagons ordinaires employés sur le chemin de fer deLyon : ce sont les mêmes roues, les mêmes essieux, ressorts de suspensionet de traction, boîtes à graisse, etc.
Les quatre grandes poutrelles en chêne ou croix de saint-andré A, quitraversent diagonalement le châssis rectangulaire B, sont assemblées aumilieu à mi-bois et réunies, au moyen de quatre boulons, à deux pièces debois C, partagées par la traverse D.
Les extrémités de ces quatre poutrelles sont reliées avec les brancardset les traverses de tête D', par huit équerres doubles en fer a (fig. 2).
En dehors des traverses de tête, les brancards forment tampons. A ceteffet, ils sont renforcés par une forte épaisseur de bois recouverte d’uneplaque de tôle. Deux de ces plaques b sont plates, et les deux autres b'sont bombées ; et elles sont disposées inversement, de façon que les plaquesplates des wagons correspondants à l’arrière et à l’avant, viennent s’appli-quer sur celles bombées du wagon intermédiaire. Cette simple dispositionsuffit pour laisser le jeu nécessaire et permettre aisément le mouvementdes articulations dans les courbes.
Des crochets de service c, forgés avec un empattement rectangulaire,sont fixés par deux boulons sur le côté extérieur des tampons; ils serventà attacher des cordes pour opérer la traction à bras d’hommes dans lesgares et dans les mines.
Les deux crochets de traction proprement dits d, garnis de leurs chaînes,sont réunis, comme à l’ordinaire, aux ressorts R, et les quatre crochetsd’attelage e, munis des chaînes de sûreté e ', sont reliés aux traverses detête D' et aux premières traverses intermédiaires D ! du châssis (fig. 2).
Les ressorts de suspension R 7 sont retenus au milieu, par des brides,sur les boîtes à graisse E, et leurs extrémités sont engagées dans deschapes /, fixées en dessous des brancards. Les plaques de garde F sontboulonnées à l’intérieur de ces brancards, et la rigidité de l’ensemble estobtenue au moyen des boulons G, disposés à peu près dans les mêmesconditions que ceux des wagons ordinaires à marchandises.
Quatorze consoles II et IF sont fixées sur les faces extérieures desdeux brancards, vis-à-vis des traverses par quarante-huit harpons en fer g(fig. 2), réunis deux à deux à chaque côté des traverses par deux boulons.
Sur la face de ces consoles, à l’exception pourtant de celles du milieu,sont boulonnés des fers à T qui font partie intégrante de la caisse duwagon, laquelle se trouve ainsi réunie solidement au châssis.
Frein a main. — Les freins appliqués aux wagons de transport sontgénéralement très-simples. Il doit en être ainsi puisqu’ils ne sont appelésqu’à fonctionner à la main dans les gares, pour régler la descente desrampes de chacun d’eux en particulier, ils n’ont donc besoin que d’unepuissance relativement très-faible; aussi, celui que M. Delpech a faitappliquer sur le wagon à houille que nous représentons sur la pi. 15,