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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de cette disposition que les deux outils peuvent marcher mécaniquementsans complications, et dans les deux sens, vertical et horizontal.
Nous avons eu l’occasion de voir fonctionner une telle machine dans lesateliers de MM. Pétin et Gaudet à Rive-de-Gier , où elle est constammentoccupée à rainer des arbres et des essieux en fer et en acier pour les rouesde wagons et de tenders que ces habiles manufacturiers fabriquent engrand nombre.
Cette machine, quoique destinée plus particulièrement à raboter à lafois les deux rainures de chaque essieu, peut en outre, comme nous l’avonsdit, rendre de grands services dans les ateliers de construction qui fontdes spécialités, comme des moteurs à vapeur, des machines locomotives,et qui ont par conséquent un grand nombre de pièces semblables à repro-duire, telles que des têtes de bielles; c’est en etfet un étau-limeur doublefaisant dans le même temps deux fois plus de travail que ceux employésjusqu’ici.
On peut sur le modèle que nous allons décrire en détail, travailler despièces ayant au maximum 44 à 45 centimètres de largeur sur 2o centimè-tres de hauteur, en rabotant 40 centimètres de longueur, sur chacune.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A RABOTER DOUBLE, REPRÉSENTÉE SUR LES FIGURES
DE LA FLANCHE 19.
La fîg. l re représente en élévation de face, vue extérieurement, la ma-chine toute montée et disposée pour raboter ies deux rainures d’un essieude wagon. Un arrachement est pratiqué sur la face du chariot pour laisservoir la bielle et la manivelle motrice :
La fig. 2 en est un plan horizontal vu en dessus. L’essieu et les pou-pées qui la soutiennent sont enlevés.
La fig. 3 est une projection latérale du côté droit de la fig. l re .
La fig. 4, une section transversale faite suivant la ligne 1-2 de la fig. 2;
Les fig. 5 et 6 sont des détails en section et en plan sur une plus grandeéchelle de l’encliquetage.
La fig. 7 est une vue de face de la camme qui transmet le mouvementaux déclics.
Du bâti, nu chariot et de sa commande. — Le bâti de cette ma-chine se compose d’un long socle creux ou table A, surmontée au milieud’un large bras A', également creux, et de plus évidé à jours en a' et a 2 ,(fig. 1 à 4).
Le socle et le bras sont fondus d’une seule pièce; le premier est munide sept oreilles a, qui servent à le fixer sur le massif en maçonnerie aumoyen de boulons et d’écrous, et il présente aux deux extrémités, deuxfaces saillantes A 2 , taillées à queues d’hironde, sur lesquelles glisse le cha-riot porte-pièce B. Le bras est sensiblement courbé en avant, et il présentesur toute sa longueur une rainure dans laquelle sont engagés les supportsC et C', des deux porte-outils.