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Tome onzième
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MACHINE A RABOTER LES MÉTAUX.

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Cet outil est fixé avec son porte-outils au moyen dune clavette en fer,engagée dans une ouverture rectangulaire pratiquée horizontalement dansla partie renflée, qui termine le porte-outil. Jusquici lensemble de ce der-nier noffre rien de particulier; ce qui le distingue des porte-outils ordi-naires, cest que la face dressée des deux joues latérales dont la plaque Aest munie, reçoit les deux empattements dune sorte détrier en fonte E,qui supporte le second porte-outil f, garni de son outil F.

Ce porte-outil est relié par trois petites vis à un écrou en fer e. traversépar une tige filetée que lon peut faire mouvoir à laide du volant à mainG. Lécrou e est forgé avec deux petits bras qui pénètrent à droite et àgauche, dans deux rainures pratiquées verticalement dans lépaisseur delétrier, de sorte que le porte-outil peut monter ou descendre dans celui-ci, et quil est parfaitement guidé dans ce déplacement.

On voit donc que, comme nous lavons dit, les deux porte-outils sontsolidaires, et que pourtant la position de chacun des outils en particulierpeut être réglée à volonté par rapport à lautre, de façon que celui qui faitla première passe puisse enlever une épaisseur de métal facultative et quele second, en pénétrant plus profondément, eniève la couche totale de lasurface à dresser.

On doit comprendre que, quand loutil F est dans la position indiquéefig. 9 et que le chariot de la machine à raboter marche dans le sens de laflèche de droite x, cet outil est en prise, et que lautre D nagit pas; ilglisse simplement sur la surface rugueuse en oscillant autour du boulonengagé dans la charnière c. Quand, au contraire, le chariot marche en sensinverse, dans le sens de la flèche de gauche x' le porte-outil d sappuie contiela plaque A, et loutil D agit à son tour, tandis que celui F, oscillant entreles deux branches de lécrou e, sincline et glisse sans attaquer le métal.

Au moyen de cette disposition particulière de porte-outils, assez simplecomme on le voit, et qui peut sappliquer à presque toutes les machines àraboter en usage, on fait donc agir alternativement les deux outils à chaquechangement de marche de la table, et par suite on obtient ainsi dunemanière continue le rabotage de la surface à dresser; conséquemment avecle même matériel et une même force motrice, on obtient un résultat, sice nest double, du moins beaucoup plus considérable et par suite unegrande économie de main dœuvre, sans augmenter sensiblement les fraisde construction de la machine.

Ce double porte-outils fonctionne avec avantage, depuis plusieurs mois,dans les ateliers de MM. Fauconnier et Durant.

Disons, en terminant, quun mécanicien intelligent, M. Devillez, qui sestaussi occupé de ce genre de machine, a imaginé un mécanisme fort simplede double porte-outil pour lequel il sest fait breveter le 2 décembre 1857,et que lon peut de même appliquer très-avantageusemeut sur différentesraboteuses.