SYSTÈME DE RINGARDS A GRIFFES.
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soient leurs formes et leurs dimensions, et d’opérer, dans chaque cas, avecla plus grande facilité, et une promptitude extrême, quel que soit aussi lepoids de ces pièces.
DISPOSITION DU DEUXIÈME SYSTÈME DE RINGARD.
La fig. 9 représente le second outil en élévation longitudinale,
La fig. 10 en est un plan général vu en dessus.
La fig. 11 est une vue par bout avec la pièce pleine serrée par les mors,et par conséquent prise extérieurement.
La fig. 12 est une autre vue analogue, mais en supposant que la pièceest une rondelle et qu’elle est prise intérieurement.
Pour peu que l’on examine ces diverses figures, on reconnaît sans peineque les deux pièces principales qui composent le ringard consistent endeux longues barres parallèles b et b' qui, à l’une de leurs extrémités, por-tent comme précédemment les griffes cc', auxquelles on donne la positionindiquée sur la fig. 12 toutes les fois que l’on veut prendre une rondelleou pièce creuse R intérieurement, mais que l’on tourne en sens contraire,comme le montre la fig. 11, ou que l’on remplace au besoin par d’autres,quand les griffes ou les mors doivent prendre des pièces pleines, tel qu’unarbre ou un cylindre R'.
L’autre extrémité des mêmes branches parallèles b et b', se trouve re-liée par la traverse en fer t, au milieu de laquelle est fixé le manche l.
Près de cette traverse sont rapportés les deux leviers coudés g g', quel’on peut faire tourner d’une certaine quantité, comme l’indiquent lesfig. 11 et 12, mais alors, en tournant, ils entraînent les deux tringles b et b'qu’ils font tourner de la même quantité dans la traverse t , qui leur sert decoussinet, et, en outre, dans les brides u et u', lesquelles forment colliersen deux pièces et leur servent en même temps de guides.
Tout le système est suspendu, comme dans la première disposition, parl’anneau à crochet n, à la chaîne de la grue mobile au moyen de laquelleon peut aisément transporter la charge du four au marteau, ou au laminoiret réciproquement. Ce crochet fait corps avec l’un des colliers que l’onpeut à volonté porter, soit à droite, soit à gauche.
Manoeuvre de l’appareil. — 11 résulte de cette disposition que,lorsqu’on veut faire fonctionner l’appareil pour les pièces pleines, telleque celle indiquée fig. 11, les deuxleviers g et g', étant alors disposés commele montre cette figure, quand ils sont abaissés, ils occupent la position hori-zontale, et font par suite rapprocher les deux mors c c' qui pincent la pièce ;il suffit alors de leur faire décrire les arcs de cercle xx' autour des centresfixes o, pour faire ouvrir les pinces qui, de cette sorte, passent de la posi-tion cc' à celle zz', parce qu’en faisant tourner ces deux leviers, on fait enmême temps osciller les deux longues tringles b et b'.
Cette opération se fait instantanément, de sorte que la pièce peut être