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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
comme précédemment, lâchée très-promptement, afin de s’engager entreles cylindres du lamie ir.
Lorsque l’appareil est destiné à prendre des pièces creuses, comme larondelle R indiquée fig. 12, les leviers g g' se placent de manière à secroiser, comme le montre cette figure, il en résulte que, lorsque ces levierssont horizontaux, les deux mors c c' sont écartés et touchent par leurpointe ou leur bec la circonférence intérieure de la rondelle ; et alors, dèsqu’on veut abandonner celle-ci, il suffît de les soulever comme dans lafig. il de a; en a/, pour faire tourner les tringles b et b' et faire passer lesdeux mors de la position écartée ce' à celle rapprochée zz'; ainsi, l’appa-reil permet donc encore, dans ce cas, d’opérer également avec la plusgrande célérité.
On voit donc que ce deuxième système de ringard à griffes, quoiquedifférent de disposition avec le premier, remplit exactement le môme but,et qu’en outre il est plus simple de construction; seulement le premier per-met d’agir sur des pièces d’un poids sensiblement plus considérable,parsuitedu mode de serrage des griffes que la charge ne tente pas à faire ouvrir,tandis que dans le second, quand la charge dépasse l’effort multiplié parle rapport des bras des leviers que l’ouvrier peut exercer sur l’extrémitédes bras g et g', la pièce peut ouvrir les griffes et tomber; mais pour quecela arrive, il faut que la pièce ait des dimensions considérables et en de-hors des services ordinaires, de sorte que le premier système peut-êtreemployé indifféremment sur des pièces de toutes dimensions, tandis quele second ne peut fonctionner qu’avec des pièces d’un poids limité, maisqui, dans presque la totalité des forges, est plus que suffisant pour effec-tuer les travaux pour lesquels elles sont installées.
On doit comprendre maintenant que, aussi bien avec le premier qu’avecle second système que nous venons de décrire, l'opération de lever oude baisser les leviers peut se faire instantanément; on peut abandonner lapièce ou la reprendre très-rapidement et avec la plus grande facilité. Detels systèmes de ringards à griffes sont donc d’autant plus précieux qu’ilspermettent d’opérer avec une célérité extrême, sans aucune perte detemps et sans la moindre fatigue pour les ouvriers, qui, en outre, par cettedisposition ne sont plus susceptibles de se brûler, puisqu’ils n’ont besoinque de se mettre à l’extrémité la plus éloignée pour manœuvrer les appa-reils, et que l’on peut donner aux branches comme aux tiges des ringardstoute la longueur désirable, de telle sorte à ne pas être exposé à la cha-leur; avantage que l’on ne peut avoir avec les systèmes de tenailles à écre-visse ou à spatules, avec lesquels les hommes manœuvrent très-difficile-ment et sont, comme on le sait, constamment exposés à la chaleur.