274
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
effet de projeter d’abord les matières dans l’intérieur du tambour sans les faire glissersur la surface interne; puis une accélération de vitesse les fait adhérer aux paroispar l’effet de la force centrifuge ; en sorte que l’accroissement de vitesse rotativepassé, la limite donnant l’effet maximum toujours faible, diminue l’action de classe-ment au lieu de l’augmenter. Il faut alors donner aux tambours des diamètres consi-dérables pour opérer sur des masses importantes.
La puissance de classement est sensiblement proportionnelle à l’étendue de lasurface tamisante , et à la rapidité de déplacement des molécules à classer.
En s’appuyant sur ce principe, il parut préférable à M. Bérard de substituerdes surfaces planes étagées, agitées suivant une faible pente, aux surfaces cylindri-ques ou coniques rotatives ; on peut alors augmenter à volonté l’étendue des sur-faces tamisantes travaillant constamment dans toutes les parties, et accroître la vitesseautant qu'il est nécessaire jusqu’à la limite des inconvénients mécaniques. Ce sys-tème, d’ailleurs, se prête mieux à la solution des difficultés qui doit naître pourle classement des charbons humides faisant pâte; nous verrons bientôt comment ceproblème pratique a été résolu.
Mais pour arriver à créer un appareil exécutant mécaniquement toutes les opéra-tions et d’une manière continue dans ses diverses parties, il fallait, en adoptant leprincipe du bac à piston pour la séparation par ordre de densité, où l’action estintermittente, pour le chargement et l’enlèvement des matières, apporter à ce quiétait connu et usité pour les minerais, des modifications essentielles, radicales, quien feraient un instrument complètement nouveau. C’est ce qui a été fait comme onva le voir en étudiant les combinaisons de l’appareil représenté pi. 21.
DESCRIPTION DE LA MACHINE REPRÉSENTÉE PAR LES Pie. 1 A 7.
La fig. 1 représente, en section longitudinale faite par le milieu, l’appa-reil complet et fonctionnant.
La fig. 2 en est un plan horizontal vu en dessus ;
La fig. 3 est une vue de côté du bac et du cylindre muni de son pistonplongeur et de son moteur;
La fig. 4 représente ces mêmes organes vus extérieurement de face;
La fig. 5 est un plan vu en dessus de la plaque fondue avec le cylindrepour recevoir les paliers de l’arbre de transmission;
La fig. 6 est une section verticale faite par l’axe du cylindre à vapeur,dessiné à une échelle double des figures précédentes ;
La fig. 7 indique en détail, à l’échelle de 1/20 de l’exécution, les vanneset contre-vannes du laveur;
Les fig. 8, 9 et 10 sont des détails du palier des broyeurs, et des godetsdes élévateurs.
Nous allons décrire successivement les divers organes constitutifs del’appareil en suivant la marche du travail, et nous indiquerons à mesureles modifications nécessitées par la nature variable des charbons à traiter.
Nous ferons remarquer tout d’abord que le montage et l’installationsur place de cet appareil exigent très peu de frais et fort peu de temps.En effet, il peut être transporté de l’atelier de construction à sa destina-
!