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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
minute; la nappe pleine qui passerait entre les cylindres dans une minuteserait 0 m - c -382, et dans une heure de 22 m -c-920. Mais comme le travail nepeut avoir lieu en même temps sur toute la longueur des cylindres, quela répartition n’est pas parfaitement régulière, qu’il y a des vides entreles fragments, il ne faut compter que sur le quart ou le cinquième de cechiffre, soit environ 5 à 6 mètres cubes par heure de charbon pouvant êtrebroyé facilement. Cette quantité correspond au moins au double en char-bon livré pour l’épuration, en admettant moitié en menu fin préalable-ment séparé par la grille à secousse, ce qui a lieu avec des charbons dedureté moyenne.
On voit, d’après cela, que des broyeurs disposés comme il est indiquéfournissent un travail d’épuration considérable, qui peut atteindre sanspeine à 100 tonnes par jour.
La force motrice nécessaire fournie par la petite machine à vapeur estd’environ de quatre chevaux; le service de l'appareil se fait avec un seulouvrier, qui est le machiniste.
L’appareil que nous venons de décrire est disposé comme on vient de levoir, pour fonctionner sur des quantités limitées qui sont loin de suffireaux besoins des grands établissements métallurgiques.
Pour ces grandes usines, M. Bérard a disposé des appareils analoguesfondés sur le même principe, pouvant épurer jusqu’à 200 tonnes de char-bon par journée de 10 heures, nous allons indiquer en quoi ils diffèrentde celui dont nous nous sommes occupé jusqu’ici.
APPAREILS DE GRANDES DIMENSIONS.
Ces appareils sont composés de trois cylindres semblables à celui L denotre dessin et munis chacun d’un piston ; ils sont rangés sur une mêmeligne contre la face latérale du bac qui est garnie de trois grilles'semblablesà celle E. Un même arbre coudé, formant trois manivelles divise la cir-conférence de rotation en trois parties égales, et actionne à la fois les troispistons.
Une machine à vapeur horizontale commande directement, par une ma-nivelle à coulisse, la pompe d’alimentation; elle est aspirante et foulanteet à double effet. La course du piston est variable au moyen d’une coulisseménagée à la manivelle, ce qui permet d’éviter le trop plein en réglant à vo-lonté la quantité d’eau élevée. L’eau est foulée dans un réservoir supérieur,d’où elle est distribuée aux bacs et au classificateur par des vannes et robinets.
Le classificateur dont nous n’avons pas encore parlé, parce qu’il n’enexiste pas dans les petites machines, est formé par une espèce de caisserectangulaire allongée en tôle, dans l’intérieur de laquelle sont fixéesdes plaques perforées étagées, dont les ouvertures vont en décroissantvers les étages inférieurs. Un espace suffisant est ménagé entre chaqueplaque pour le mouvement des matières. Au bas des plaques perforéessont disposés des plans inclinés pour rejeter sur le côté le produit du clas-