ÉPURATION DE TA HOUILLE.
289
sement qui s’échappe par une échancrure faite au flanc du classificateur.
Un fond fixé au classificateur lui-même, et mobile comme lui, reçoit lapoussière ou le plus fin numéro, si le classement a lieu à sec; ou bien sice fond est immobile, il est fixé aux longerons qui supportent le classifica-teur, si le classement a lieu à l’eau, ainsi que nous allons l’indiquer.
Le classificateur est suspendu par deux ou trois paires de brimbalesarticulées, tournant sur des arbres fixés aux longerons : il jouit ainsi d’uneextrême mobilité dans le sens longitudinal. Un mouvement rapide de va-et-vient lui est imprimé par une bielle qui reçoit l’action d’un arbre coudésolidement établi sur une plaque de fondation, fixée sur le mur principal dela chambre de la machine.
L’amplitude du mouvement de va-et-vient imprimé au classificateurdoit avoir une certaine corrélation avec la vitesse ou le nombre desecousses dans un temps donné. La pente détermine la durée du séjourdes matières sur le classificateur. L’expérience a indiqué qu’avec unecourse de 9 à 10 centimètres, une vitesse de 160 à 170 coups par minuteet une pente de 10 p. 0/0, on était dans de bonnes conditions de travail.
La puissance d’action de classement se modifie très-rapidement avec defaibles différences relatives dans la vitesse : ainsi, en supposant la mêmeamplitude de course et une vitesse de 100 coups par minute, les matièresne sont pas déplacées sur les plaques; elles se balancent en suivant lemouvement du classificateur, l’effet est nul; à 170 coups, le déplacementest extrêmement rapide, et l’action de classement atteint une puissanceétonnante, qui serait à peine remplacée par l’emploi de cinq à six tamboursrotatifs, dont chacun occuperait un espace beaucoup plus considérableque le classificateur.
Le diamètre des trous des plaques perforées détermine le rapport desquantités fournies par chaque numéro de classement. Ce rapport est très-variable en raison de la friabilité plus ou moins grande des charbons. Onpeut fournir à chaque bac un numéro différent, ce qui nécessite troisplaques perforées, et en supposant que le plus gros numéro soit envoyé auxbroyeurs ; dans le cas contraire, deux plaques suffisent pour avoir troisdivisions.
Le plus souvent on peut se contenter de fournir le numéro supérieurau premier bac et de diviser le numéro inférieur, comprenant la poussièreen deux parties égales pour les deux autres bacs. On a ainsi au bac n° 1,un charbon spécial qui peut recevoir utilement d’autres destinations quela carbonisation, et, dans les bacs n 03 2 et î, le charbon fin qui se trouveà un état très-convenable, pour bien subir l’opération ultérieure de laséparation par ordre de pesanteur spécifique. Avec des charbons durs etlorsqu’on a un bon emploi du numéro supérieur, on peut établir la divi-sion inverse.
Lorsque le charbon arrive sec sur le classificateur, le classement s’opèreavec facilité jusque dans les parties fines; mais lorsqu’il est humide, et