Band 
Tome onzième
Seite
295
JPEG-Download
 

ÉPURATION DE LA HOUILLE .

295

supérieurs. Quelques fosses, tel que le puits Napoléon, renferment une assez forteproportion de sulfure de fer disséminé dans la masse et difficile à extraire : ce casnest pas très-général, heureusement.

En Belgique, dans le bassin de Mons , les charbons gras sont dune extrême friabi-lité, et il importe ici, au plus haut degré, de recueillir la poussière ; mais il faut lefaire dans certaines conditions spéciales. Le schiste est aussi très-friable, quoique àun moindre degré que le charbon : il en résulte que la poussière serait un peu pluspure que les numéros supérieurs, sil ne sy trouvait pas mélangée une substancenoire pulvérulente assez analogue au fusin, contenant 8 à 10 p. 100 de cendre ; cettematière surnage : de vient la nécessité, pour léliminer, davoir un faible courantdentraînement, et dopérer par décantation en même temps que par submersion com-plète. Les petits fragments de ces charbons sont purs en cendre normale (1 1/2 à 2p. 100 dans la grande couche dÉlouge), et avec un bon travail on peut obtenir dex-cellents produits.

Les charbons à coke du bassin de Charleroi , qui est la continuation non interrom-pue de ceux du Nord et de Mons , sont peu abondants. Ils sont moins friables que lesprécédents, renferment moins de fusin, mais un peu plus de sulfure de fer, quoiquonpetite quantité.

Les charbons gras du bassin de Liège, prolongement de celui de Charleroi , en pas-sant par Namur , sont encore un peu moins friables; on pourrait presque les rangerdans la catégorie des charbons mi-tendres ; il ny a presque plus de fusin, mais laproportion de sulfure augmente encore. Ici, comme à Charleroi , la poussière est pluschargée de matières étrangères que les numéros supérieurs, bien que la différencene soit pas grande. Ce sont des charbons faciles à traiter.

En Prusse, dans le bassin de la Ruhr , les charbons sont dune remarquable régu-larité de gisement et de composition, mi-tendres, schisteux et moyennement sulfureux.Le schiste est assez friable, en sorte quil ny a pas une différence bien sensible deteneur entre la poussière et les fragments supérieurs. La quantité de cendre normaleest, dans les moyennes, variant de 3 à 4 p. 100. La teneur en gaz et goudron tientégalement le milieu entre les extrêmes.

Dans le bassin de Saarbrnck, les charbons sont durs, très-schisteux et sulfureux :quelques variétés riches en gaz et pauvres en goudron ont une teneur en cendrenormale élevée. Ils sont dun traitement facile.

On voit, par cet examen rapide des principales richesses en combustible minéralde lEurope , la diversité de composition de cet important produit. Chaque contréefournit un caractère distinctif, chaque localité des différences spéciales quon ne pour-rait suivre dans tous les détails, mais quil fallait grouper par des faits généraux pourarriver à une pratique simple et facilement applicable à tous les cas. On peut résu-mer en quatre catégories principales les conditions de constitution des charbons,correspondant à quatre modes généraux de travail.

1 Charbons friables à poussière pure, exigeant impérieusement que toute la pous-sière soit recueillie dans le charbon même.

Ces charbons doivent être traités par submersion complète, sans courant de..udentraînement ou avec un tréa-faiblo courant.

2 Charbons friables à poussière impure.

Ce cas est rare : il faut envoyer aux bassins une petite proportion de poussière, etopérer par immersion et par décantation à la surface avec faible courant.

3 Charbons durs à poussière pure.