PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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C’est le cas le plus facile : on peut travailler par entraînement ou par immersionsans entraînement, à volonté; mais préférablement par ce dernier système.
4° Charbons durs à poussière impure.
Le système par entraînement est presque toujours préférable, surtout si le charbonest argileux : il vaut mieux envoyer aux bassins 4 ou 2 p. 4 00 d'un bas produit im-propre à toute espèce d’usage que de le conserver dans le charbon.
Dans les cas intermédiaires on modifie, d’après les considérations qui ont été déve-loppées, par des combinaisons des quatre cas principaux.
On peut voir, par ce qui précède, combien est importante et compliquée la questionde l’épuration de la houille, quels soins il faut apporter dans le choix des moyens àemployer, suivant la nature des charbons, pour arriver à un résultat parfait de puretédu produit, sans perte en charbon et dans des conditions convenablement économi-ques. Quelques esprits superficiels ont pu penser que, pour une opération en appa-rence aussi simple et grossière, tous les moyens, même les plus imparfaits, étaientbien suffisants; qu’on pouvait parfaitement se contenter, par exemple, de jeter lahouille dans un courant d’eau qui entraînerait les matières charbonneuses, laissant enroute les parties impures plus lourdes. Mais, lorsqu’on entre au cœur de la question,on ne tarde pas à reconnaître que cette opération est une des plus délicates et desplus difficiles à effectuer pour atteindre un résultat complet, et qu’il ne faut rienmoins que des appareils d’une extrême perfection, si l’on veut faire une épuration sé-rieuse et lucrative, surtout aujourd’hui avec le prix élevé et toujours croissant descharbons.
Recherchons maintenant le coût de l’opération.
La dépense varie en raison du travail effectué dans un temps donné. Or, cetélément change lui-même avec la nature du charbon et suivant que l’on exécute undouble ou un simple broyage. Prenons une situation moyenne, c’est-à-dire une qualitépouvant être traitée à raison de 450 tonnes par journée de travail, avec un appareila trois bacs et broyeurs simples.
Le service de l’appareil exige un machiniste pour soigner l’ensemble du système,moteur et appareil, et un aide faisant fonction de chauffeur. Quelquefois, dans certainscas particuliers, on ajoute un enfant pour la surveillance des broyeurs et de la fosseà charbon ; mais la plupart du temps il peut être supprimé sans inconvénient.
La dépense journalière se compose donc de :
Un mécanicien ou machiniste à 4 ou 5 francs par jour, suivant les loca-
lités ; admettons 5 francs, ci. 5 fr. »
Un aide ou chauffeur à 2 ou 3 francs par jour, ci.. 3 »
Avec une machine à moyenne pression, sans détente variable et sanscondenseur, la dépense en combustible peut être estimée à & kilogrammespar heure et par force de cheval, soit pour 8 4/2 chevaux et pour dixheures 340 kilogrammes; mais comme le travail est suspendu la nuit,admettons une consommation de 400 à 450 kilogrammes de charbonvalant sur le puits 0 fr. 60 à 4 fr. 30, suivant les bassins houillers. Pre-