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Tome onzième
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ÉPURATION DE LA HOUILLE . 297

Soit pour une tonne à raison de 4 50 tonnes de charbon travailléespar jour, ci. 0 fr. 14 9

Cette dépense est réduite de moitié environ lorsquon a la vapeur gra-tuitement , ce qui se présente fréquemment près des puits ou des éta-blissements de four à coke dont on peut utiliser la chaleur perdue; caralors, outre le charbon, on supprime encore laide-machiniste.

Les frais de premier établissement comprenant lappareil avec tous sesaccessoires, machine à vapeur munie de son générateur, bâtiment, clôtu-re, installation, etc., sélèvent à environ 35,000 francs. Lintérêt et lamor-tissement de ce capital estimé à 10 p. 400, soit3,500 fr. par an, grèverait

la tonne de charbon 0 fr. 077. Mais, comme lappareil étant bien entretenupourra très-convenablement fonctionner encore au bout de vingtans et conservera une valeur fort appréciable, supérieure à celle des matériaux, ce

chiffre pourrait être réduit à 0 fr. 0G ou même 0 fr., 05 ; admettons. 0 060

Enfin nous avons à comprendre la prime ou redevance due à linventionque nous pouvons établir capitalisée à. 0 100

Total ou prix de revient maximum par tonne de charbon livréà lappareil. 0 fr.279

A ce prix, le charbon est broyé, classé par grosseur, lorsquon le désire pour desservices spéciaux; épuré avec la dernière perfection, de manière à navoir aucunschiste dans le charbon, ni aucun charbon dans le schiste; chargé en wagon pourlexpédition, ainsi que les schistes sur le wagon de décharge ; sans perte en charbonpar les poussières, et en nemployant que le minimum deau indispensable.

Lorsquon considère la multiplicité des opérations et leur perfection sur des massessi considérables, on est frappé du bas prix de revient qui est atteint.

Lappareil locomobile, représenté sur la pi. 21, donne des résultats économiques aumoins aussi avantageux que ceux-ci.

Cependant, par des considérations particulières fondées parfois sur des motifs dé-conomie relativement à la dépense de premier établissement, les nécessités duneprompte organisation, ou une appréciation inexacte des données essentielles de laquestion, quelques exploitations font encore usage de deux systèmes de lavage em-pruntés à la préparation mécanique des minerais : le débourbeur désigné sous le nomde lavoir à eau courante, et le crible à secousses ou le bac à piston très-primitif fonc-tionnant à bras.

Il nest pas sans intérêt dexaminer les résultats pratiques et économiques de cesdeux instruments.

Le lavoir à eau courante consiste dans une caisse rectangulaire établie suivant unepente de 40 à 12 centimètres par mètre. En amont est un plan incliné dirigé en sensinverse de linclinaison générale de la caisse, et régnant sur le quart ou le cinquièmede la longueur. Il résulte de cette disposition, que le sommet du petit plan inclinéest en contre-haut du fond de la caisse, en forme descalier, un peu resserré à lapartie supérieure. Un courant deau arrive en tête du lavoir, remplit le premier com-partiment, puis tombe sur le fond de la caisse.

Un ouvrier jette à la pelle le menu charbon à laver dans le premier compartiment,lagite sous laction du courant qui entraîne, en remontant le plan incliné, les partiesks plus légères, et laisse dans le fond les parties lourdes : or celles-ci sont le schisteatle sulfure de fer, tandis que le charbon plus léger est amené par le courant dansxi. 20