Soit pour une tonne à raison de 4 50 tonnes de charbon travailléespar jour, ci. 0 fr. 14 9
Cette dépense est réduite de moitié environ lorsqu’on a la vapeur gra-tuitement , ce qui se présente fréquemment près des puits ou des éta-blissements de four à coke dont on peut utiliser la chaleur perdue; caralors, outre le charbon, on supprime encore l’aide-machiniste.
Les frais de premier établissement comprenant l’appareil avec tous sesaccessoires, machine à vapeur munie de son générateur, bâtiment, clôtu-re, installation, etc., s’élèvent à environ 35,000 francs. L’intérêt et l’amor-tissement de ce capital estimé à 10 p. 400, soit3,500 fr. par an, grèverait
la tonne de charbon 0 fr. 077. Mais, comme l’appareil étant bien entretenupourra très-convenablement fonctionner encore au bout de vingtans et con ■servera une valeur fort appréciable, supérieure à celle des matériaux, ce
chiffre pourrait être réduit à 0 fr. 0G ou même 0 fr., 05 ; admettons. 0 060
Enfin nous avons à comprendre la prime ou redevance due à l’inventionque nous pouvons établir capitalisée à. 0 100
Total ou prix de revient maximum par tonne de charbon livréà l’appareil. 0 fr. ‘279
A ce prix, le charbon est broyé, classé par grosseur, lorsqu’on le désire pour desservices spéciaux; épuré avec la dernière perfection, de manière à n’avoir aucunschiste dans le charbon, ni aucun charbon dans le schiste; chargé en wagon pourl’expédition, ainsi que les schistes sur le wagon de décharge ; sans perte en charbonpar les poussières, et en n’employant que le minimum d’eau indispensable.
Lorsqu’on considère la multiplicité des opérations et leur perfection sur des massessi considérables, on est frappé du bas prix de revient qui est atteint.
L’appareil locomobile, représenté sur la pi. 21, donne des résultats économiques aumoins aussi avantageux que ceux-ci.
Cependant, par des considérations particulières fondées parfois sur des motifs d’é-conomie relativement à la dépense de premier établissement, les nécessités d’uneprompte organisation, ou une appréciation inexacte des données essentielles de laquestion, quelques exploitations font encore usage de deux systèmes de lavage em-pruntés à la préparation mécanique des minerais : le débourbeur désigné sous le nomde lavoir à eau courante, et le crible à secousses ou le bac à piston très-primitif fonc-tionnant à bras.
Il n’est pas sans intérêt d’examiner les résultats pratiques et économiques de cesdeux instruments.
Le lavoir à eau courante consiste dans une caisse rectangulaire établie suivant unepente de 40 à 12 centimètres par mètre. En amont est un plan incliné dirigé en sensinverse de l’inclinaison générale de la caisse, et régnant sur le quart ou le cinquièmede la longueur. Il résulte de cette disposition, que le sommet du petit plan inclinéest en contre-haut du fond de la caisse, en forme d’escalier, un peu resserré à lapartie supérieure. Un courant d’eau arrive en tête du lavoir, remplit le premier com-partiment, puis tombe sur le fond de la caisse.
Un ouvrier jette à la pelle le menu charbon à laver dans le premier compartiment,l’agite sous l’action du courant qui entraîne, en remontant le plan incliné, les partiesks plus légères, et laisse dans le fond les parties lourdes : or celles-ci sont le schisteatle sulfure de fer, tandis que le charbon plus léger est amené par le courant dansxi. 20