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0 fr. 279; mais en tenant compte des éventualités de l’industrie, de la responsa-bilité, de la surveillance et des frais généraux obligatoires dans une opération impor-tante d’épuration, admettons le chiffre de 0 fr. 50 au lieu de 0 fr. 279, nous aurons :
45,000 tonnes X 0 rt 50 — 22,500 fr.
Des considérations analogues aux précédentes devraient nous faire augmenter leprix de revient des autres méthodes de 0 fr. 20 environ par tonne : négligeons cetaccroissement de dépense en conservant les chiffres trouvés.
Par les lavoirs à eau courante avec broyage simple non mécanique :
45,000 tonnes X 2"447 = 108,765 fr.
Par les bacs à piston, également avec broyage simple non mécanique :
45,000 tonnes X 2 ,t 555 = 414,975 fr.
Différence par an en faveur de l’appareil, comparativement aux lavoirs à eau courante :
86,265 fr.
Différence par an en faveur de l’appareil, comparativement aux bacs à piston :
92,475 fr.
Ces chiffres, dont on ne se rend pas assez compte généralement, sont trop frap-pants pour qu’il soit nécessaire de les commenter longuement. On esta se demandersi, dans des conditions aussi coûteuses des méthodes manuelles, l’opération du lavageprésente partout de bien sérieux avantages; et cependant, dans un grand nombre delocalités, la supériorité des produits, les conséquences qui en découlent sont telle-ment considérables qu’il n’y a pas à hésiter, même au prix ci-dessus des frais lesplus élevés.
Les avantages réalisés dans les hauts-fourneaux par l’emploi des cokes épurésportent sur trois points essentiels :
r Réduction dans la consommation ;
2» Allure plus facile ;
3” Amélioration de la qualité du produit.
Ces avantages ne se traduisent pas partout de la même manière : la nature deséléments composants joue ici nécessairement un très-grand rôle. La composition duminerai et du lit de fusion a sa part d’influence. En généra!, partout où le charbonest très-sulfureux, les résultats d’amélioration sont le plus marqués: il est plusieursétablissements importants pour lesquels l’épuration est devenue aujourd’hui unequestion vilale.
Au point de vue de la consommation en coke, recherchons à priori l’effet produitpar l’épuration.
Si l’on admet un charbon contenant 10 p. 100 de schiste, en dehors de la cendrenormale, et donnant un rendement pratique de 60 p. 100 en coke, la perte en poidsdu sih : ste par la calcination résultant de la carbonisation étant de 20 p. 100 environ,il s’ensuivra que le coke produit dans de telles conditions renfermera 4 3,33 p. 100de ésidu incombustible, outre la cendre normale primitive de la bouille : cette quan-