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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
tité sera en excédant dans le coke provenant du charbon non épuré sur le cokefourni par le charbon préalablement épuré. Ces matières étant introduites dans lehaut-fourneau doivent être portées à la température de la fusion : or, comme ellessont généralement très-réfractaires, elles absorberont au moins moitié de leur poidsen carbone pour être fondues,
La différence de consommation entre du coke épuré et du coke non épuré se tra-duira donc par
13,33 + 1/2 (13,33) = 20 p. 100.
L’expérience démontre, en effet, que dans les conditions posées, l’économie deconsommation est au moins égale à ce chiffre : ainsi, dans les usines où le coke renduau gueulard du haut-fourneau vaut 35 à 40 fr. la tonne, cette économie se traduitpar une différence de 7 à 8 fr. par tonne de coke, ce qui est déjà considérable. Maisil est des localités où la différence serait plus importante encore et atteindrait 25 à30 p. 100 dans la consommation.
Les avantages du coke pur, quant à l’allure du haut-fourneau, à la régularité de samarche, à la facilité du travail, sont trop connus actuellement de tous les praticienspour qu’il soit nécessaire de beaucoup insister. Les symptômes immédiats sont :creuset se dégageant plus facilement, descente plus régulière des charges, laitiersmoins visqueux et moins abondants, allure plus chaude, tuyères claires, etc.; telssont les effets qui résultent surtout de l’emploi des cokes épurés. Bien que ces avan-tages ne puissent se traduire que difficilement en chiffres, ils n’en sont pas moinstrès-réels et très-importants. Ce n’est jamais un faible résultat lorsqu’il s’agit, dansles appareils tels que les hauts-fourneaux, d’éviter les accidents de marche et decontribuer à la facilité du travail, à la régularité du fonctionnement, et surtout àl’accroissement de la production : or toutes ces conditions sont obtenues jusqu’auxdernières limites du possible avec des cokes bien épurés.
Enfin, l’accroissement de valeur du produit par l’amélioration de la qualité n’estpas moins incontestable, quoique variable dans de grandes limites, quant aux ré-sultats.
A Decazeville , par des soins intelligents apportés dans l’ensemble de la fabrica-tion, et surtout aussi par l’introduction de l’épuration préalable de la houille, qui ladébarrasse d’une forte quantité de sulfure de fer, on est parvenu à faire du bon fermarchand sans addition de fonte au bois d’un prix plus élevé, dont on ne pouvait sepasser précédemment.
De tels exemples ne sont pas rares.
La qualité du fer à la houille a gagné d’une manière extrêmement sensible enFrance depuis l’épuration des charbons : le maître de forge n’a pas retiré seul lebénéfice de cette amélioration ; incontestablement le consommateur a aussi participéaux avantages obtenus.
Les mêmes effets se sont produits en Belgique , bien qu’à un degré peut-être moinssensible, car les charbons belges sont généralement peu sulfureux. Quelques chefsd’usine ont cependant résisté au mouvement en prétendant que les schistes de leurcoke servaient de fondant à la gangue de leur minerai : le fait serait possible, quoiqueétant une exception fort rare, la plupart des minerais traités en Belgique étant a