POMPE A AIR CONDENSEUR.
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sation. Ce mouvement ascendant du piston fait fermer naturellement leclapet de retenue renfermé dans la boîte h de l’arrivée de beau froide.
Les mêmes effets ont exactement lieu dans les mêmes conditions, maisinversement, pour les clapets inférieurs d et cV et pour l’injection V. Lerobinet r, fixé sur le fond b du cylindre A, sert à purger la pompe pour lamise en train.
La description que nous venons de donner doit suffire, nous le pensons,pour faire comprendre la nouvelle disposition de M. Lafond, laquelle apour but, comme nous l’avons dit :
De supprimer le condenseur et de faire remplir sa fonction par la pompeà air elle-même, en introduisant dans cet organe, qu’il soit à simple ouà double effet, vertical ou horizontal, une injection d’eau froide de chaquecôté du piston.
Par cette disposition, comme on a pu le remarquer, la pompe n’a plus lemême travail d’aspiration à faire.
En effet, l’eau d’injection avec l’air qu’elle contient en dissolution, arrived’elle-même dans la pompe; il en est de même de la vapeur d’échappementqui y arrive en entraînant avec elle les petites quantités d’air qui ont pus’introduire dans le cylindre par les presse-étoupes.
La pompe-condenseur n’a plus, en réalité, qu’une seule fonction àremplir :
Expulser, à chaque coup de piston, l’air et l’eau de condensation qui luiarrivent naturellement.
Il résulte de cette disposition que, l’air ne pouvant pas s’accumulerdans les organes de la condensation, on obtient, suivant l’auteur, un meil-leur vide, sans augmenter pour cela la masse d’eau d’injection.
Il serait même possible de diminuer cette masse d’eau, si, par un jeuquelconque de tiroirs ou de robinets, on obligeait les injecteurs à ne fonc-tionner avec toute leur intensité qu’au moment même de l’évacuation ducylindre.
Dans les condenseurs de Watt, où les injecteurs fonctionnent à peuprès uniformément avec la même intensité, une grande partie de l’eautombe dans le condenseur et arrive dans la pompe sans avoir servi à lacondensation ; aussi, la température de l’intérieur du condenseur est-elletoujours très-supérieure à celle de l’eau qui est enlevée par la pompe.
Or, diminuer l’eau d’injection dans les machines de marine, c’est repor-ter à la chaudière de l’eau moins salée et plus chaude; deux considérationsqui ne sont pas à dédaigner, au double point de vue de l’incrustation deschaudières et du bon emploi du calorique.
Les premières expériences faites à Cherbourg sur ce système ayantdonné de bons résultats, la marine impériale a décidé d’en faire l’applica-tion sur un grand navire à vapeur de l’État.
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