CHAUFFAGE DE L’EAU DALIMENTATION.
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du robinet d’introduction R, de façon à ce que la quantité d’eau qui arrive,jointe à la vapeur condensée, soit égale à l’eau aspirée par la pompe ali-mentaire.
Cette aspiration peut avoir lieu par la tubulure G qui débouche dans lecorps cylindrique A, ou encore, par la tubulure G' en communication avecla capacité demi-cylindrique B.
Dans les premiers appareils de ce genre, construits dans les établisse-ments Cavé, on plaçait le robinet d’admission et son flotteur dans l’inté-rieur du cylindre A, ce qui permettait de supprimer la capacité B. L’en-semble de l’appareil paraissait à la vérité plus simple extérieurement, maiscomme il n’était pas possible de suivre les mouvements du flotteur, quand,pour une cause quelconque, il ne fonctionnait pas bien, on ne pouvait yporter remède immédiatement, c’est ce qui a fait adopter, malgré le plusd’espace qu’elle nécessite, la dernière disposition que nous venons de dé-crire.
Pourtant, pour des appareils de petites dimensions et quand on exig ;plus d’élégance ou une excessive propreté dans leur entretien, toutest placéà l’intérieur, et un tube en verre, placé extérieurement, indique le niveaud’eau et permet ainsi de vérifier si l’appareil marche régulièrement.
TUYÈRE A RÉSERVOIR D’AIR
Par MOT. BISÉKTIUS frères(Brevetés en 1857)
Le vent fourni par le ventilateur ou la soufflerie arrive à l’aide d’un tuyau dans untube en forme de cône creux, qui débouche dans un récip : ent d’air. Celui-ci est untronc de cône, surmonté d’une calotte sphérique, percée à son sommet d’un orificeoblong débouchant dans le foyer.
L’orifice est fermé par un registre traversé, suivant son axe, par une tige de ferdestinée à en régler la manœuvre, et qui passe également dans deux renflementsplacés ad hoc sur la calotte, afin que la tige évite le contact du feu.
Cette tige se termine par une poignée à l’aide de laquelle on la fait tourner. Dansce mouvement le registre peut :
1° Boucher entièrement l’orifice en lui présentant une de ses faces;
2° Ou l’ouvrir complètement en lui présentant une arête;
3° Ou bien le dégager plus ou moins, en prenant des positions intermédiaires.
De cette façon, l’ouvrier est tout à fait maître de la conduite du feu.
Pour obvier à l’inconvénient de l’accumulation des fraisils, scories ou débris decharbon, qui pourraient s’introduire dans le récipient, l’auteur place en regard del’orifice d’arrivée du vent, une sortie d’air formée d’un tube encastré dans la ma-çonnerie et garni à son extrémité d’un tampon.
Au moment du nettoyage, l’ouvrier ferme le registre, donne action au ventilateur,et débouche le tube de sortie; le courant est suffisant pour enlever les résidus.