FOUR DE BOULANGERIE. 32t
tenu par des supports V, fixés sur une traverse scellée dans la maçonnerieet logés dans une cavité pratiquée sur la face du four.
Cette cavité est entourée d’un cadre en fer, et, pour empêcher la pous-sière d’y pénétrer, elle est bouchée par une plaque en tôle mince K ( fig. 1 ),que l’on a supposé enlevée sur la fig. 3; le bout de l’axe du pignon sortdonc seul à l’extérieur de la plaque, afin de pouvoir y monter la mani-velle m à l’aide de laquelle on fait tourner la sole.
Les supports V de l’axe du pignon sont disposés de telle sorte que l’onpeut, au moyen de deux petites vis indiquées fig. 3, régler la hauteur del’axe et par suite la tension de la chaîne.
En agissant sur la manette de la vis crapaudine e, on fait monter oudescendre l’arbre E et par suite on règle à volonté la hauteur de la sole ;par conséquent, on peut proportionner la hauteur du four au volumeou à la hauteur des pains; mais comme il ne faut pas que la roued’angle I se déplace avec l’arbre E auquel elle communique le mouvement,parce qu’alors elle ne pourrait plus engrener avec son pignon j qui lacommande, cet arbre E est muni d’une longue clavette, et une traverseen fer scellée dans la maçonnerie et reliée par des boulons à une douilleen fonte armée de bras m' (fig. 1 ), retient la roue emprisonnée de façonà l’empêcher de se déplacer lorsque l’on fait monter ou descendre leditarbre E.
Les deux supports qui soutiennent l’arbre J sont soutenus par des tra-verses méplates en fer s et s' (fig. 1 et 4), dont les extrémités sont enga-gées dans la maçonnerie de la galerie C, et du canal L ménagé pour lepassage de l’arbre.
Disposition du foyer et des conduits de fumée. — Le four estchauffé par le foyer M, pratiqué dans le massif de la maçonnerie, sur lecôté gauche de la façade ; au-dessous de la grille n de ce foyer est placéeune sorte de trémie N, qui conduit la braise dans un étouffoir N' quandon brûle du bois; dans ce cas, les barreaux sont placés dans le senstransversal et beaucoup plus écartés que ceux représentés sur la fig. 5,qui sont disposés pour brûler de la houille. L’étoufïoir N' est muni d’uncouvercle à bascule n' maintenu fermé par un contre-poids; chaque frag-ment de braise formé passe à l’instant entre les barreaux de la grille, et entombant rompt l’équilibre, et pénètre dans le vase en ouvrant le cou-vercle qui se ferme ensuite de lui-même.
Le foyer est fermé par une porte en fonte O, disposée à charnière dela manière ordinaire ; quatre conduits o (fig. 5), formés de briques mouléesen terre réfractaire, prennent naissance au-dessus de la grille; ils sont encommunication avec les canaux verticaux A, ménagés dans l’épaisseur dumur circulaire par les tuyaux en fonte P. Chacun de ces tuyaux est forméde plusieurs longueurs assemblées au moyen d’emboîtements mâles etfemelles. Cette disposition a été adoptée, afin que, quelles que soient lesdimensions du four, les mêmes modèles puissent toujours servir ; en effet.,