TUYAUX DE CONDUITE EN FONTE. 335
châssis entre eux. Ceux-ci sont en outre munis de poignées a! qui per-mettent de les manœuvrer aisément et par suite facilitent le service.
Le premier châssis A du moule, qui ne comprend que la portée dunoyau, et la moitié du cordon terminant l’emboîtement, est boulonné surune plate-forme en fonte B, sur laquelle doit reposer le noyau. Cetteplate-forme ainsi que les parois des châssis sont percées de trous pourlaisser échapper les gaz pendant la coulée.
Le second châssis A' comprend tout l'emboîtement jusqu’au commen-cement de la partie cylindrique du tuyau ; trois autres châssis A 2 sembla-bles entre eux complètent, avec celui supérieur A 8 qui comprend la partiedu noyau, la hauteur totale du moule.
Disposition du modèle. — Le modèle est en fonte et divisé dans salongueur en deux parties. La séparation a lieu un peu au-dessus de l’em-boîtement C placé à la partie inférieure du moule. La portion cylindriquequi s’étend de l’emboîtement au sommet est divisée, dans le sens de la cir-conférence, en trois parties : les deux premières sont composées des deuxcoquilles C / et C 2 , réunies au centre par la troisième partie formée d’unedouble bande c en forme de coin (fîg. 1 et 2).
Ces deux bandes sont réunies par six traverses méplates c', la dernièreest munie d’un crochet cl qui sert à retirer le coin. Celui-ci étant enlevé,on rapproche successivement vers le centre chacune des deux coquilles,et, au moyen de pitons vissés dans la partie supérieure, on les retire sansendommager le moule.
Formation dü noyau. — Il se compose, pour les petits tuyaux, d’uneboîte à noyau, comme il a été dit plus haut. Toutefois, dans les gros tuyaux,l’axe est formé par une lanterne creuse en fonte D, percée de trous surtoute sa hauteur, et qui est revêtue d’une tresse de paille ou de foin e(üg. 3 et 4), servant à diminuer l’épaisseur du sable et à faciliter le départdes gaz du noyau. Cette lanterne a la forme d’un cône tronqué, la grandebase étant placée en bas. Cette forme oblige le sable à rester toujours adhé-rent à la lanterne, lorsqu’on enlève le noyau par l’anse d 'qui le termine.
Quand le noyau est retiré de la boîte, on en répare la surface à latruelle, on l’enduit d’une couche de noir liquide, et on le dépose dansl’étuve. Après l’avoir replacé dans le moule, il convient de le caler forte-ment dans celui-ci pour empêcher la fonte de pénétrer par le bas dans lecreux de la lanterne. A cet effet, on passe, dans l’axe du noyau, deuxbarres de fer E, que l’on fixe au moyen de serre-joints b sur les bords duchâssis supérieur A 3 (fig. 3 et 4).
Moulage et coulage. — Pour faire le moulage, on commence parplacer sur la plate-forme en fonte B, une rondelle en bois F (fig. 1 ), quia pour diamètre extérieur le diamètre intérieur de l’emboîtement, et surlaquelle se place le modèle en fonte C de cet emboîtement. Cette ron-delle, qui se retire après le moulage avec le modèle, laisse la place libre,nécessaire pour faire reposer le noyau sur le fond du moule.