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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

On pose ensuite le deuxième châssis A', qui comprend tout l'emboîte-ment jusqu'au commencement de la partie cylindrique, dont on dresseensuite le modèle sur celui de lemboîtement. On procède au reste dumoulage au moyen de trois autres châssis intermédiaires À 2 et de celuisupérieur A 3 comprenant la portée du noyau qui y est resserrée, aumoyen dune seconde rondelle en bois F' (fig. 1), ayant pour diamètreintérieur le diamètre du tuyau.

Dans un des angles des châssis, on ménage un canal vertical f, qui sert àfaire arriver la fonte dans le moule par le bas, au moyen dune tranchée àdeux attaques f' (fig. 3 et 4); deux autres tranchées horizontales f 2 serépètent dans la hauteur du moule à deux jonctions de châssis. Le canalvertical f est évasé par en haut pour faciliter lintroduction de la fontedans le moule. On creuse aussi dans le châssis supérieur un orifice cir-culaire g auquel correspondent plusieurs évents verticaux placés directe-ment au-dessus du tuyau; cet orifice est destiné à recevoir la masselotte,dont le poids augmente la densité de la fonte.

Dans les trois autres angles de la partie supérieure de chaque châssis,on enferme dans le sable une douille en fonte G (fig. 3), dans laquelleentre un tenon g' engagé dans la partie inférieure du châssis placé immé-diatement au-dessus.

Ces tenons servent de guides et de repères pour replacer les châssis lesuns sur les autres, quand on les retire de létuve pour reformer lemoule.

Quand le modèle est retiré de celui-ci, on sépare le châssis; on achèvele moulage à la truelle; on lenduit dune couche de bois pilé et délayédans leau, et on dépose les châssis dans létuve.

Quand le moule est convenablement séché, on place dabord le noyaudans le châssis du fond, et on descend successivement tous les autreschâssis, chacun à sa place respective.

Après la coulée, pour faciliter le retrait de la fonte, on desserre lesserre-joints qui réunissent les deux derniers châssis inférieurs A et A', onsoulève le moule tout entier, et après avoir dégagé les deux barres defer E qui maintiennent le noyau, on fait tomber la lanterne D, dont laforme conique facilite cette opération ; le sable du noyau peut alors céderfacilement à la pression opérée par le retrait de la fonte.

Ce mode de coulage vertical est adopté depuis longtemps en France eten Angleterre. Dans ce dernier pays surtout on a cherché à le perfec-tionner de plusieurs manières, soit pour obtenir plus économiquement lamain-dœuvre du moulage, en le rendant pour ainsi dire mécanique, soiten cherchant des procédés pour éviter de briser le moule après chaqueopération, soit en employant de la terre réfractaire au lieu de sable, soitencore dans la disposition des noyaux pour les retirer avec plus de facilité.

Nous allons décrire succinctement les quelques dispositions qui nousont paru offrir de lintérêt et un avantage réel dans leur application.