TUYAUX DE CONDUITE EN FONTE.
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PROCÉDÉS PARTICULIERS DE MOULAGE DES TUYAUX DE PONTE.
M. D.-Y. Stewart, de la fonderie de Saint-Rollox, près Glascow, fit la demanded’une patente en 1846 pour des perfectionnements dans le moulage de la fonte et dubronze.
Dans ces perfectionnements, la formation des moules à tuyaux est effectuée sansmodèle, au moyen d’une tige verticale munie à son extrémité inférieure d’une lameen hélice qui monte dans la boîte à moule, tandis que le sable du moulage y estintroduit par dessus. Un mécanisme à contre-poids, disposé à l’extrémité supérieurede celte tige verticale, commande l’hélice.
En remplacement du système à contre-poids, l’auteur, dans une nouvelle demande,en date du 27 janvier -1857, fait usage d’un appareil à friction, composé particulière-ment de deux roues à dents héliçoïdes, qui engrènent toutes deux avec l’extrémitéfiletée de la tige verticale. Les axes des deux roues sont placés parallèlement l’un àl’autre, de sorte que la vis, qui est placée verticalement au milieu, a plusieurs deses filets engagés en même temps avec les dents de la roue de droite et avec cellesde gauche. Les bords contigus de ces dents de roues forment exactement l’office d’unécrou ordinaire, quand elles marchent h une vitesse égale; mais aussitôt que l’onralentit la vitesse de l’une d’elles, l’écrou n’agit plus de la même manière et ne faitplus descendre la vis dans les mêmes conditions de vitesse : c’est un écrou qui pro-duit alors des vitesses différentielles.
L’arbre de l’une des roues est muni, en outre des engrenages qui lui commu-niquent le mouvement, d’un appareil de frein à friction à la portée du mouleur, desorte que celui-ci, en faisant varier la vitesse de l’une des roues, peut modéreravec la plus grande exactitude, l’élévation ou la descente de la tige à lame héliçoïdalequi foule le sable.
Un appareil de ce genre, mais présentant une disposition mécanique différente, aété imaginé par M. T. Sheriff , de Glascow, breveté en Angleterre le 2 octobre 1854.
Le centre de la boîte à moule est garni d’une tige carrée qui peut être soulevéede bas en haut, au moyen d’un appareil quelconque. Cette tringle est munie d’unesorte de lanterne qui a la forme d’une coupe renversée; elle est fondue avec unrenflement central qui sert à la fixer sur la tige, de façon que celle-ci, en tournant,puisse l’entraîner, et ne l’empêche pas cependant de se mouvoir verticalement debas en haut.
L’intérieur de, la lanterne est garni de quatre rouleaux coniques, qui tournentchacun librement et indépendamment sur un arbre incliné distinct, disposés à égaiedistance les uns des autres, autour du renflement central. La position de ces rouleauxest telle que les points les plus bas de la périphérie sont aussi les points les plushauts pendant leur fonctionnement, et que ces points forment juste le diamètreintérieur de la paroi du moule, tandis que la hauteur de ces rouleaux corresponda l'épaisseur que l’on veut donner au sable dont le moule est formé. Au-dessous desrouleaux, et faisant partie de la lanterne, est disposé un cylindre dont la circonfé-rence extérieure correspond à celle intérieure du moule.
Le sable tombe au-dessus d'une trémie présentant une ouverture annulaire qui ledistribue également à la circonférence de la lanterne, dont le dessus est disposé pourlaisser le passage libre et guider le sable qui descend au-dessus des rouleaux. Ceux-ci,par le fait de l’élévation de la tige centrale, roulent sur leur axe respectif en pressantxi. 23