TUYAUX DE CONDUITE EN FONTE.
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parallèles, en rapport avec l’écartement des roues de la plate-forme quiporte la boîte à moule.
Celle-ci, obtenue par les moyens mécaniques décrits plus haut, et en-suite séchée, est amenée avec le chariot B, qui roule sur les rails f, jusqu’audessus de l’embouchure de la fosse. La barre du noyau qui s’y trouve nedésaffleure pas cette dernière, de sorte que le chariot, garni de sa boite àmoule, peut se placer immédiatement au-dessus, afin que son centre cor-responde bien avec celui du noyau. Alors, on abaisse au travers du moulela chaîne d’une grue, que l’on attache au sommet de la tringle d; puis, aumoyen de cette grue, on soulève le noyau jusqu’à ce que le plateau C quien fait partie vienne rencontrer l’ouverture centrale ménagée dans l’épais-seur de la plate-forme B. Par suite de l’assemblage un peu conique desbords du plateau avec ceux de l’ouverture circulaire de la plate-forme, lenoyau se trouve parfaitement centré.
L’extrémité supérieure du noyau est maintenue concentriquement avecl’embouchure de la boîte à moule, au moyen de coins placés de distance endistance autour de la circonférence, et séparés par des intervalles égaux.
Ainsi disposé, le moule est prêt à recevoir la fonte en fusion. A cet effet,il est enlevé avec son chariot par la grue, qui le transporte à la fosse de lafonderie. La partie inférieure de celle-ci est garnie d’une crapaudine surlaquelle l’extrémité d' de la tige d vient s’appuyer.
L’opération du coulage terminée, c’est-à-dire lorsque le noyau doit êtreretiré du moule, on déplace la crapaudine ; et, au moyen d’un levier, d’unevis ou d'une presse hydraulique qui agit en dessus sur la tige d, on chassele noyau dans l’intérieur de la fosse. Pour soulager les roues et les axes dela pression nécessaire à cette dernière opération, le chariot est supportéau moyen de blocs placés au-dessous de la contre-fiche circulaire b, fondueavec la plate-forme B, et sur l’anneau élevé du socle du châssis F.
Pour éviter de mouler un noyau en sable pour chaque tuyau à fondre,on a cherché à disposer des noyaux en métal, au moyen desquels, quandla pièce est fondue, on peut diminuer leur diamètre, de façon à rendrepossible leur retrait de l’intérieur du tuyau.
On trouve, à la date du 7 septembre 1853, une patente délivrée àMM. Law et Inglis, de Glascow, qui repose exactement sur ce principe :c’est un cylindre creux à minces parois divisées en quatre segments réunissur leur hauteur par trois brides articulées, avec de petites bielles réuniesà une tige centrale. Quatre autres tiges logées dans ce cylindre creux etreliées à deux plateaux placés aux deux extrémités du noyau permettentd’ouvrir ce dernier ou de le fermer à volonté, c’est-à-dire de l’étendre àson véritable diamètre extérieur, qui doit correspondre au diamètre inté-rieur du tuyau ; puis, quand le coulage est effectué, de le diminuer de dia-mètre en faisant glisser les points de réunion des quatre segments l’un surl’autre, effet à peu près semblable à ce qui se produit dans les pouliesextensibles.