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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Une autre disposition, ayant quelque analogie avec la précédente, due àM. D.-Y. Stewart, de Glascow, pour laquelle il a demandé une patente le8 mars 1856, consiste dans lapplication de disques coniques fixés sur latige centrale. Quand ces disques présentent leur grand diamètre, les quatresegments qui composent le cylindre creux sont obligés de souvrir et deprésenter le développement maximum du noyau; quand, au contraire, onsoulève les disques coniques au moyen dun mécanisme intérieur disposé àcet effet, ils présentent un diamètre moindre qui rappelle vers le centreles quatre segments du noyau extensible.

Outre ces divers procédés mécaniques, on a aussi cherché à confectionner lesboîtes à moules avec une matière plus résistante que le sable, afin de pouvoir lesutiliser un plus grand nombre de fois. Ainsi MM. W. Hoby et J. Kinniburgh, deRenfrew, ont eu lidée, comme on peut le voir dans leurs demandes de brevets faitesen Angleterre le 26 novembre 1853, et plus tard en 1856, demployer de largile oude la terre réfractaire de la même nature que celle employée pour la confection desbriques.

Au début de cette application, M. Kinniburgh revêtait dune couche de terre àbriques toute la hauteur du calibre dans lequel il voulait faire.son modèle. 11 essayaensuite demployer des briques de grandes dimensions, mais lexpérience lui démontraque les petites, qui exigent un plus grand nombre de joints, étaient meilleures etproduisaient un moule plus parfait.

Chacune des briques devant former une portion du moule est elle-même mouléedans la forme convenable, au moyen dune machine spéciale. Les joints sont remplisavec du mortier qui relie toutes les briques, et la surface interne est ensuite unie etpolie soigneusement avec de la lavure de mine de plomb.

M. Kinniburgh fait la boîte à moule en deux pièces dans le sens longitudinal; lesextrémités inférieures sont supportées par des charnières fixées sur une plaque defonte qui supporte également le noyau. Chacune des deux parties de cette boîte estmunie dune crémaillère, qui engrène avec un petit pignon monté sur un axe, garnidune manivelle, et placé à peu de distance sur une petite colonne en fonte. Quand lesdeux parties de la boîte sont réunies et le noyau au centre, le moule est prêt pourla fonte. Après le coulage, on retire le noyau, qui est extensible, cest-à-dire quelon peut réduire son diamètre en ramenant la tige centrale, dans le genre du systèmede MM. Law et Inglis. Les deux côtés de la boîte à moule sont ensuite ouverts, en lesfaisant osciller chacun séparément sur leur charnière. A cet effet, on fait tourner lesdeux manivelles de droite et de gauche qui actionnent les deux pignons, et par suiteles crémaillères fixées de chaque côté de la boite à moule. Quand, par leffet deréchauffement, la boîte est attaquée par quelques crevasses, on les répare aisémentavec un peu dargile.

En avril 1857, rapporte le Pratical Mechanirs Journal, trois moules de cetteespèce fonctionnaient à Londres et produisaient des tuyaux de 18 pouces anglais(470 millim. de diamètre) pour les conduites deau de Blackburn ; plus de quatre-vingts tuyaux ont été fondus dans le même moule, et aucun défaut capital ne s estmanifesté soit dans le moule même, soit dans les derniers tuyaux obtenus, qui sontsortis, comme les premiers, de forme parfaite.

Ces tuyaux sont de bons spécimens; le seul défaut que lon pût constater repose