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àur une légère ondulation de la périphérie extérieure, qui provient apparemment del’expansion de la surface en argile.
Les deux sections longitudinales, au point de réunion de la boîte à moule, sont àpeine visibles sur le contour du tuyau, qui est propre et doux. La légère distorsiondont il est parlé plus haut n’affecte rien de sensible à l’œil de l’examinateur, et celane peut être une cause de non-acceptation.
RÉCEPTION ET ESSAI DES TUYAUX.
Lorsque les tuyaux sont livrés par les fondeurs, on les fait placer suc-cessivement dans la position où ils ont été fondus, et on les frappe à petitscoups de marteau, afin de reconnaître s’il s’y trouve des chambres ou dessoufflures.
On doit rejeter ceux dont l’épaisseur, au lieu d’être uniforme dans toutle pourtour, est d'un côté plus faible qu’elle ne doit être, et dont l’emboî-tement est ovale au lieu d’être rond. On les essaie ensuite sous une pres-sion incomparablement plus grande que celle qu’ils auront à subir, car ilfaut qu’ils résistent non-seulement à la charge, mais encore aux coups debélier résultant de l’ouverture ou de la fermeture trop prompte des robinets.
Nous citerons comme exemple les tuyaux de distribution d’eau dans laville de Paris , qui sont soumis à l’essai à la pression d’une colonne d’eaude 100 mètres, quoique la pression maximum que ces tuyaux ont à sup-porter ne soit que de 20 mètres.
L’appareil pour les essais se compose d’un châssis formé de deux plaquesde fonte réunies par deux ou trois tirants. Une de ces plaques est fixe;l’autre est mobile et placée sur un petit chariot qui peut, au moyen d’unevis de pression, serrer le tuyau assez fortement pour que l’eau ne puisses’échapper par le joint, que forment deux matelas convenablement garnisde cuir et de corde goudronnée.
Au centre de la plaque fixe correspond un tuyau de plomb qui, mis encommunication avec un réservoir plus élevé, ou avec une pompe, sert àremplir le tuyau à éprouver. Un petit trou, ménagé dans la plaque oppo-sée, et qu’on ferme avec une cheville en bois quand le tuyau est plein,donne issue à l’air.
Le tuyau une fois rempli, on ferme le robinet qui met le tuyau en plomben communication avec le réservoir, et on ouvre celui qui correspond à lapompe d’une presse hydraulique ; on la fait alors fonctionner jusqu’à ce(lue l’eau jaillisse par une soupape qui accuse la pression par le poids dontelle est chargée.
Voici le prix d’un appareil de ce genre exécuté à Paris , pour essayer lestuyaux de distribution d’eau appliqués récemment dans la ville de Dijon :
Pompe d’une presse hydraulique. 470 fr. 25
Chariot en fonte... 859 95
Pompe ordinaire pour remplir le tuyau. 150 00
Toial
1480 fr. 20