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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

lequel on réchauffe les saumons avant de les porter dans le four de travail ; on gagneainsi f 0 à >1S minutes sur la durée de chaque opération.

La voûte des fours va continuellement en sabaissant depuis lautel jusquau rem-pant, qui est la partie correspondante au flux : cette disposition est nécessaire pourmaintenir une température à peu près égale sur toutes les parties de la sole; il faut,de plus, que la voûte soit fortement rabattue vers le flux, en partie pour maintenirla liquidité des scories, mais surtout parce que le meilleur moyen de bien fairechauffer un four est de faire descendre la flamme avant de lenvoyer à la cheminée;cest un principe général constaté par lexpérience.

Revêtement des foubs. Tout lintérieur des fours doit être construit en bri-ques réfractaires de première qualité, revêtues dun parement en briques ordinaires;et pour vaincre les effets de la dilatation, qui tendent à désunir les parois, on lesconsolide par des armatures en fonte, reliées en haut et en bas par des lirants enfer forgé. Dans les usines lon produit de la fonte à bon marché, on enveloppe lefour tout entier de plaques de fontes jointives, boulonnées entre elles, et reliées pardes tirants transversaux ; ce mode de construction permet de diminuer un peulépaisseur de la maçonnerie, et donne à la construction la plus grande solidité.

Des cheminées. Dans toutes les forges de construction un peu ancienne, chaquefour a une cheminée indépendante de 12 à H mètres de haut; sa section, qui est lamême sur toute la hauteur, est proportionnée à la quantité de combustible que lonconsomme, et se fait généralement égale au quart de celle de la grille; la plupart desfours à puddler, qui ont des grilles de 070 à 080 de surface, ont des cheminéesdont la section est de 0 m, 20, ce qui équivaut à un carré de 04S de côté.

Toute la cheminée repose sur des piliers en fonte, assis sur une bonne fondation;sa paroi intérieure est en briques réfractaires et le revêtement en briques ordinaires.On met, dans le bas, une demi-brique réfractaire à lintérieur et une brique ordi-naire à lextérieur; dans le milieu, une demi-réfractaire et une demi-ordinaire; dansle haut, une demi-réfraclaire seulement. Quelquefois la cheminée ne porte de revê-tements quaux angles; on ne peut, dans ce cas, y employer que de la brique réfrac-taire. Les trois parties de la cheminée sont armées, sur chaque angle, de deux barreslongitudinales, saisies de mètre en mètre par des tirants transversaux, que lon pro-longe quelquefois de 0"36 à 0 ra 40 à lextérieur, pour y établir des échafauds deréparation.

lonr régler le tirage du four, on place à lorifice supérieur de la cheminée unregistre en fonte, muni dune chaîne qui descend jusquau bas, et que louvrierpuddleur a toujours à sa disposition.

Le grand entretien quexigent des cheminées aussi légères a conduit les construc-teurs de forges à supprimer les cheminées spéciales, et à diriger les fumées de tousles fours dans une seule cheminée de grande dimension que lon place au centre delétablissement. Cette disposition , fort souvent employée en Angleterre, exige peut-être plus de dépenses premières que la précédente; mais elle entraîne beaucoupmoins de réparations courantes.

Des différentes espèces de fours. On appelle fours simples, les fours asole en sable ou en fonte qui ne sont munis que d 'une seule porte de travail, et danslesquels on ne peut, en conséquence, faire opérer quun seul puddleur à la fois; cesont ceux qui sont le plus généralement employés, surtout en Angleterre. Les paroisintérieures sont entièrement composées de briques réfractaires de premier choix, quidoivent, au moins, pouvoir résister à un travail continu pendant une semaine. Lors-