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qu’on traite du fin métal ou des fontes traitées, dont la fusion n’exige pas une très-haute température, on peut même les laisser en feu pendant deux semaines; maiscette durée est un maximum que l’on n’atteint que dans les usines où les briquesréfractaires sont d’excellente qualité.
Le service de ces fours exige :
Deux puddleurs payés à raison de 4 fr. à 5 fr. par tonne de fer brut.
Deux aides payés à raison de 1 fr. 80 à 2 fr. par tonne de fer brut.
Les quatre ouvriers se relèvent par postes de 8 à 12 heures, et traitent envi-ron 180 kilogr. de fonte par opération.
Les fours doubles ne diffèrent des précédents qu’en ce que leur sole, assez vastepour pouvoir y traiter facilement au moins 200 kilogr. de fonte, est munie de deuxportes , par lesquelles on travaille simultanément. Leur service exige donc au moinsquatre puddleurs et deux aides.
Cette espèce de four ne présente aucun avantage sur les fours simples, et n’estemployée que dans les usines où l’on emploie la méthode champenoise.
Les fours à courants d’air , dits fours bouillants , ont la même forme que lesfours simples; mais l’autel et les parois latérales, au lieu d’être faits en briques,sont formés de pièces de fonte creuses dans lesquelles on admet un courant d’airqui les empêche de fondre.
Le grand avantage qui en résulte, c’est que les formes de l’appareil se conserventintactes pendant tout le travail, et que l’on n’est plus exposé à ce que la silice desbriques qui se rongent vienne se combiner avec le métal, et augmenter les déchetsde l’opération. Cette disposition est particulièrement applicable aux fontes qui nepeuvent être traitées qu’à une haute température, c’est-à-dire aux fontes grises ;elle facilite beaucoup leur affinage, en ce que la température peu élevée des paroisde l’appareil s’oppose à ce que le bain de métal devienne entièrement fluide, et luipermet au contraire de rester assez longtemps à l’état pâteux. Les puddleurs fontbeaucoup moins usage des scories et d’eau dans les fours bouillants que dans lesautres; ils produisent d'aussi bon fer avec moins de déchets et en moins de temps.
Les fours à courants diair sont employés depuis peu de temps et ne sont mêmepas trè9-ïépar*thiai'Eéup-te8age«ipernSis à l’usine du Creusot de se dispenser de l’opé-ration ‘4ii'fihagey i sans“ 0 ltérter -la! qualité de ses produits, et nous les avons trouvésplus avantageux que les autres dans le puddlage des fontes grises an bois ; nouscroyons donc* pouvoir 4©8 ; recommander*, avec la conviction qu’on reconnaîtra partoutleur supériorité* triais prinoipalèment-dans les usines où l’on n’a pas de très-bonnesbriques réffaetuirespebo’ù Fonitvaite des fontes au coke ou au bois dures à affiner.
MATÉRiAUXuéMPix>YÉ6i<;-‘->'La construction d’un four à puddler, dit four bouillant,exige l’emploi des matériaux suivants :
Briques ordinaires.
Briques réfractaires.
Fontes : garniture intérieure
Foyer.— Portes.
Armatures extérieures.
Fers pour tirants et leviers.Façon du four.
. 4,000 kil.
. 3,200
\ ,900 kil. j\ ,800 \ 8,000 kil.
4,300 )
. 800 fr.
. -120
La cheminée du four n’est pas comprise dans les données précédentes.