DIVERS SYSTÈMES DE PALIERS GRAISSEURS
POUR LES ARBRES DE TRANSMISSION DE MOUVEMENT
(planche 28 )
Le graissage des tourillons des pivots et des transmissions de mouve-ment, et en général de toutes les machines en activité, exige, commeon sait, un soin continuel qui, dans les usines de quelque importance, né-cessite l’emploi d’un ouvrier spécial. Mais malgré les soins qu’on peut yapporter, il est rare que le graissage soit régulier : il est ou insuffisant ousuperflu.
Dans le premier cas, il y aéchauffement., grippage, usure, détériora-tion des pièces, et par suite absorption inutile de force motrice; dans lesecond cas, dépense d’huile ou pure perte et malpropreté. En effet, l’huileen excès en se répandant au dehors du coussinet, glisse le long des arbres,et tombe sur les machines ou sur le sol, ce qui oblige, comme on le remar-que dans les ateliers qui ont des transmissions en l’air, de rapporter au-dessous des paliers des boîtes ou des cuvettes pour recevoir l’excédant del’huile, ou bien encore de faire venir de fonte une sorte de récipient avecla semelle des forts paliers, comme ceux des arbres de couche et desmachines de grande puissance.
Une autre considération encore, et des plus importantes, c’est que legraissage, tel qu’on le pratique ordinairement, est souvent la cause desnombreux accidents qui arrivent dans les usines où les ouvriers ont l’ha-bitude de graisser avec des burettes pendant la marche du moteur.
Pour remédier à ces inconvénients, et en même temps apporter unecertaine économie dans le graissage des tourillons de tous genres, on aproposé, à diverses époques, un grand nombre de dispositions particu-lières plus ou moins heureuses. Sans avoir la prétention de les décriretoutes, nous allons cependant faire connaître les systèmes qui nous ont