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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
aidant de la fig. 17 (pl. 28), qui représente, en section verticale faite per-pendiculairement à l’axe, un palier graisseur complet.
Le corps de ce palier est disposé de façon à présenter entre le patin etles brides inférieures un espace libre permettant l’introduction dela boîte B', qui contient le galet G et son contre-poids P. Cette boîteest fixée par des vis v sous le coussinet inférieur C, qui est ouvert pourlivrer passage au galet et lui laisser toucher la circonférence du tou-rillon A. Une broche b, qui traverse la boîte, reçoit le levier à deux bran-ches réunissant le galet avec son contre-poids; l’action de celui-ci estfacile à comprendre : il maintient en pression le galet contre le tourillon,afin que ce dernier, en tournant, entraîne toujours le galet, et comme ilest constamment trempé dans l’huile, celle-ci se trouve élevée jusqu’autourillon qui l’entraîne alors dans sa rotationentre les parois des coussinets.
Au lieu d’un contre-poids pour maintenir le galet en pression avec letourillon, plusieurs inventeurs ont proposé l’emploi de ressorts métalli-ques ; nous citerons à ce sujet les patentes Pomme et Gilbee, en Angle-terre, et les brevets Dumotier, Fageo, Cochot, David, Mesnier et Che-neval, etc., en France .
Palier Mesnier et Ciieneval ( 1857 ). — Sur la fig. 18, la lettre G in-dique le galet graisseur, et celle H une petite boîte ou cuvette en bronzequi soutient l’axe du galet, et qui est fondue avec deux languettes laté-rales engagées dans des rainures pratiquées dans les guides h et h', fondusou rapportés à l’intérieur du palier. Un ressort à boudin r est placédans cette cuvette; il la soulève constamment, et maintient ainsi la cir-conférence du galet en contact avec celle de l’arbre A.
Les deux guides h et h' obligent la cuvette à s’élever bien verticalement,et conséquemment maintiennent l’axe a du galet dans une position hori-zontale bien parallèle à l’arbre.
Cette cuvette est en outre percée de plusieurs trous t, au fond et surles côtés, afin que l’huile contenue dans le corps D du palier formant ré-servoir, puisse y pénétrer et baigner une portion du diamètre du galet;alors celui-ci, entraîné par son contact avec l’arbre, distribue à ce der-nier, et par suite aux coussinets inférieur et supérieur C et C', l’huilenécessaire à leur graissage, et l’excédant retombe dans le réservoir.
Palier hermann (1856). — La fig. g ci-jointe représente en section ver-ticale et en plan horizontal le graisseur perfectionné pour lequel M. Her-mann a fait la demande d’un brevet de quinze années, le 24 octobre 1856.
Comme on le remarque, le corps du palier est fondu creux, pour formerréservoir d’huile. Sur ce réservoir est ajustée une pièce D, disposée pourrecevoir le coussinet ou coquille inférieure de l’arbre, et fondue avec unepetite chambre ouverte en dessous pour laisser pénétrer l’huile. Dans cettechambre est introduit le cylindre ou bouchon de liège B. Celui-ci, quin’est autre qu’un flotteur, pourrait être aussi bien en bois ou en métalmince recouvert d’une étoffe.