PALIERS GRAISSEURS. 413
La disposition de la pièce D et surtout de la chambre, est le perfection-nement important de ce palier, attendu que, par ce moyen, le flotteur est
parfaitement guidé et maintenu d’unefaçon certaine en contact avec la circon-férence du tourillon, au-dessous del’ouverture rectangulaire c pratiquéedans l’épaisseur du coussinet.
Ce flotteur, entraîné par l’arbre dansson mouvement de rotation continu,répand l’huile autour et dans toute lapartie intérieure des coquilles.
Cette huile retourne ensuite au ré-servoir par les deux canaux latérauxménagés entre les bords des coussinetset l’enveloppe extérieure du palier.
Un petit godet est vissé sur le cha-peau pour introduire le liquide lubri-fiant dans le réservoir, quoique cela ne soit pas souvent nécessaire puis-qu’il n’a aucune issue pour s’écouler.
TROISIÈME SYSTÈME A TOURILLON NOYÉ.
Ce système se distingue par l’absence de tout mécanisme; il a beau-coup d’analogie avec la deuxième disposition proposée par M. Baudelot etindiquée page 403. C’est celui qui semble, tout d’abord, le plus rationnel,puisqu’en effet, son principe repose sur le graissage du tourillon en le fai-sant tourner directement dans l’huile ; seulement il présente une difficultéréelle dans son application, car il faut nécessairement, pour que le touril-lon soit noyé, que le niveau du liquide soit plus élevé que le plan horizontalinférieur tangent à sa circonférence; alors, comment empêcher que l’huilene s’échappe de chaque côté des coussinets par les ouvertures ménagéesà droite et à gauche du palier pour le passage de l’arbre?
Ce problème a été résolu de deux manières :
1° En disposant de chaque côté du palier des cuirs, du caoutchouc oudes boîtes à ressorts formant autant que possible fermeture hermétique.
2° En forgeant avec l’arbre un renflement ou en rapportant un man-chon, ou encore en pratiquant une rainure circulaire de chaque côté, defaçon, dans tous les cas, à laisser les bords latéraux du palier plus élevésque le tourillon, afin que l’huile contenue dans le fond de ce palier for-mant réservoir puisse conserver un niveau assez élevé pour noyer letourillon.
Palier normanville (1848). La figure 19 représente une applicationdu premier des deux moyens sus-énoncés, brevetée en Angleterre, le2 mai 1848, et en France , le 23 août de la même année.
Fig. I?.
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