PALIERS GRAISSEURS.
417
coussinets. On remarque que le manchon B est muni de 2 embases b, bpour prévenir le mouvement longitudinal de l’arbre A; elles sont ense-velies dans l’épaisseur du coussinet, afin que le tourillon, dans son mou-vement de rotation, ne puisse pas projeter l’huile et ne fasse que la rele-ver en petite quantité comme il est dit plus haut.
L’huile versée par un orifice m (fig. 20), se répand dans la partie infé-rieure de la boîte, à une hauteur telle que le manchon proprement dit Bpuisse y plonger d’une manière suffisante, et relever l’huile dans toute sonétendue.
La communication entre les différentes parties de la boite s’établit parle canal C du coussinet en fonte ou en bronze r. Ce canal reçoit l’excès del’huile amené sous la fusée par l’ouverture longitudinale t, pratiquée dansle coussinet inférieur.
L’orifice d’introduction d’huile peut être disposé comme sur la fig. o,c’est-à-dire présenter un ajutage en verre, de manière à permettre laconstatation du niveau de l’huile dans la cuvette de la boîte.
Des boulons f f à tête noyée dans la partie inférieure de celle-ci, per-mettent de fixer le chapeau B sur cette boîte. D’autres boulons v, traver-sant ce chapeau par une partie taraudée, ont pour objet le serrage contrela fusée du coussinet supérieur r'.
Pour obvier au desserrage des écrous, qui a généralement lieu dans lestransmissions de mouvement par suite des vibrations inhérentes à la lon-gueur des arbres, ce qui déplace souvent les coussinets et occasionne desfrottements considérables, une pièce d’arrêt V est appliquée sur le cha-peau. Cette pièce est échancrée des quatre côtés répondant aux positionsdes écrous des boulons de serrage du coussinet, et à celle des écrous desboulons de serrage du chapeau.
Les échancrures de la pièce d’arrêt V, au lieu d’être à six pans, accu-sent la division d’un dodécagone, ce qui lui permet de répondre à un plusgrand nombre de positions des écrous. La dite pièce étant chassée avecun certain effort sur la tête de ces écrous, rend leur position rigide etinvariable.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
En dehors des trois principaux systèmes que nous venons d’examiner,nous n’avons trouvé que deux dispositions particulières qui méritent d’êtrementionnées. La première, patentée en Angleterre le 29 avril 1855, estdue à M. Mowbray; elle consiste à pratiquer sur la circonférence desfusées d’essieux ou des tourillons d’arbres de machines, une rainure enhélice. Cetle rainure prend l’huile d’un côté du réservoir et la conduit del’autre côté, qui doit être naturellement en communication avec le pre-mier, etelle établit ainsi un courant continu dans l'intérieur des coussinets.
La seconde est de MM. Hipkiss et Oisen de Birmingham , patentés lex\. 28