PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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1 er décembre 1857; elle consiste dans l’application à l’intérieur des cous-sinets, d’une série de petits blocs de bois disposés en hélice et encastrésdans leur épaisseur. Une ouverture rectangulaire, un peu moins large quela partie du tourillon, est en communication avec un trou pratiqué dansl’épaisseur de l’une des joues du coussinet inférieur ; ce trou, qui estfermé par un bouchon à vis, sert à l’introduction de l’huile. Au moyen decette disposition, l’arbre dans sa rotation entraîne l’huile sortant de l’ori-fice rectangulaire dans l’intérieur du coussinet. Une portion de cettehuile se trouve absorbée par les blocs de bois qui restent alors tellementimprégnés, qu’ils peuvent effectuer le graissage constant et régulier pen-dant un temps assez long, en admettant même que le réservoir ne four-nisse pas l’huile régulièrement.
Malgré notre désir d’être concis, le grand nombre des dispositionsproposées nous a entraîné forcément dans une description un peu longue,mais nous avons cru ce travail nécessaire pour donner une idée exactede l’état de cette importante question du graissage continu.
Nous allons essayer maintenant d’en faire ressortir les avantages, enexaminant les conséquences pratiques qui enrésultent, afin de justifier, pourainsi dire, les efforts et les recherches de toutes sortes tentés jusqu’ici,comme on vient de le voir, et que l’on continue toujours avec activité.
FROTTEMENT DES TOURILLONS SUIVANT L’ETAT DE GRAISSAGE .
On sait que d’après les expériences faites par M. Morin, le coefficientde frottement des axes en fer ou en fonte sur leurs coussinets en bronzevarie entre 0.07 et 0. 08, pour les surfaces en contact graissées dans lesconditions ordinaires, mais ce coefficient descend à 0.054 quand le grais-sage est continu'( 1) et peut s’élever à 0,15 et plus, quand les coussinetsont en mauvais état d’entretien.
Ainsi, prenons pour exemple un arbre de machine à vapeur muni deson volant, supposons-le chargé d’un poids de 10,000 kilogrammes, don-nons-lui 0 m 20 de diamètre et une vitesse de 20 tours par minute.
Dans les conditions ordinaires de graissage, le frottement des tourillonssur les coussinets en bronze est de
(1 ) Nous avons donné dans le lie volume la règle pratique suivante pourdéterminerla quantitéde travail consommée par le frottement des tourillons : déterminez la pression N exercée surles coussinets, en tenant compte du poids de l’arbre et de son équipage, de l’effet de la puis-sance et de celui de la résistance.
Multipliez celte pression N par le rapport / du frottement à ta pression, correspondant à l’étatdes corps en contact, vous aurez le frottement /N;
Multipliez ce frottement par le chemin parcouru parles points en contact dans une l'évolution de l’arbre, ou par la circonférence 2 * r = 6, 28 r;
Le produit 6, 28/Nr sera le travail consommé par le frottement pour chaque tour.
Pour avoir le travail consommé dans chaque seconde, multipliez ce produit par le nombre»de tours faits par seconde;
Etle produits, 28 »/N r sera le travail par seconde.