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ment au moyen d’une colonne d’eau qui traverse, comme dans les turbinesordinaires, des directrices pour passer entre les aubes courbes de la cou-ronne mobile fixée directement sur l'arbre vertical de la toupie.
Nous devons citer encore d’une manière toute particulière le brevet de-mandé le 28 juin 1852 par M. Bayvet, raffineur à Paris , pour un appareilde grande dimension, étudié par MM. Thomas et Laurens, qui s’appliquegénéralement au traitement et au raffinage du sucre, et qui se distingueprincipalement par l’action directe d’un moteur à vapeur à l’arbre mêmede la turbine, et aussi par l’application d’un arbre creux mobile dans descollets et suspendu sur un pivot supérieur, exactement comme le pivotdes turbines hydrauliques de M. Fontaine.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL ROHLFS ET SEVRIG , REPRÉSENTÉ PAR LES FIG. 1 ET 2.
La fig. 1 est une section verticale faite par l’axe, suivant la ligne 1-2du plan fig. 2, d’un hydro-extracteur applicable soit au séchage des filset des tissus, soit au clairçage des sucres, etc.
La fig. 2 en est une projection horizontale vue en dessus.
L’appareil que représentent ces figures a été construit par la maisonCad et C e pour M. Plataret, manufacturier à Paris , qui désirait en fairel’objet d’une nouvelle application à des procédés particuliers de blanchi-ment et de teinture des matières filamenteuses, en opérant à la fois parle vide ou par une grande pression intérieure et par la force centrifuge.Les expériences n’ayant pas donné les résultats que l’on en attendait,on a enlevé les pièces spéciales pour faire les essais et qui consistaientdans l’application d’un fort chapeau en fonte recouvrant l’enveloppe fixede la machine; ce chapeau était muni d'un trou d’homme pour l’introduc-tion des matières à traiter, d’un tuyau pour l’arrivée de la vapeur ou desliquides colorants et enfin d’une soupape de sûreté. Maintenant, l’ap-pareil tel que le représentent les fig. 1 et 2, peut servir à tous lesusages pour lesquels ces sortes d’appareils sont généralement employésaujourd’hui.
L’enveloppe intérieure A, dans laquelle le tambour, le panier ou latoupie proprement dite B est renfermée, est en fonte et sert de bâti àl’appareil en l’élevant convenablement au-dessus du sol; au fond de cetteenveloppe est ménagée une cavité circulaire munie d’une rigole a, parlaquelle s’écoule le liquide qui tombe du tambour; cette cavité est enoutre garnie d’une boite ou poêlette en fonte b, fermée, et formant à lafois collet et crapaudine pour recevoir le pivot en acier sur lequel tournel’extrémité de l’arbre vertical. Il suffit alors, au moyen d’un petit tube,d’introduire de l’huile dans l’intérieur de la boîte pour maintenir le pivotet le grain d'acier constamment baignés dans le liquide lubrifiant.
Un support en arcade D, qui se boulonne sur la base supérieure del’enveloppe À, porte l’arbre de couche moteur F* et retient en outre