PUBLICATION INDUSTRIELLE.
4 22
comme exécution. La bâche où se placent les pièces à essorer reçoit lemouvement par un plateau droit en fonte, contre lequel vient s’appuyerune poulie de friction cylindrique garnie de cuir. Cette disposition permetde mettre l'appareil sécheur en mouvement à petite vitesse et d’augmen-ter celle-ci graduellement, à volonté, par le simple jeu d’un levier agissantsur la poulie de friction.
Au lieu de feuilles de métal percées de trous, la bâche est faite en filsde cuivre formant une espèce de panier, ce qui multiplie considérable-ment les ouvertures par lesquelles l’eau peut s’échapper, et procurel’avantage, comparativement aux appareils de l’ancien système, d’obtenir,avec une yitessemoindre, une dessiccation égale. La machine de M.Tulpinréalise donc une double amélioration.»
Le même rapport signale aussi un hydro-extracteur, dit à brimballe, deMM. Bezault etC e , de Paris , breveté le 16 mars 1854 :
« Cet appareil est bien combiné; il est muni d’un levier ou balancierqu’on fait agir horizontalement et qui est relié par une bielle à une rouedentée donnant le mouvement à une bâche ou tambour, au moyen d’uneseconde roue et de deux pignons. Un homme peut avec facilité fairemarcher la machine et imprimer à la bâche une vitesse de 8 à 900 tourspar minute; lorsqu’on veut arriver à 12 ou 1,500 tours, deux hommes sontnécessaires et l’on applique alors un second levier. Ce petit appareil estbien construit, il est muni d’un débrayage et d’un frein pour arrêter labâche; son usage est facile et commode; il trouve son emploi dans lesteintureries, dans les lavoirs, dans les ménages et en général dans les éta-blissements dépourvus de moteur. »
Nous décrirons aussi des perfectionnements intéressants apportés parM. Gautron, mécanicien à Paris et qui, comme le précédent, sont prin-cipalement applicables aux appareils de petites dimensions mus à bras.
Ces perfectionnements brevetés le 2 décembre 1856, consistent, commeon le verra, dans de nouvelles dispositions du bâti et certaines économiesde construction, dans l’application d’un frein particulier et surtout d’unsystème de coussinets qui, par leur nature, évitent l’échauffement et parconséquent l’usure, et par leur élasticité permettent à l’arbre de la toupiede prendre toujours une position en rapport avec l’équilibre plus ou moinsparfait de la charge.
Nous mentionnerons pour mémoire les brevets récents de MM. Seyrigdu 9 octobre 1854; Martin du 4 octobre 1856; Savary et Leserre du 6 oc-tobre 1856; Fairclough etVautheydu 11 juillet 1857; Bouillon etMullerdu24 novembre 1858; et Debin du 23 février de la même année; mais nousn’entreprendrons pas d’en donner la description, car la plupart n’ofifrentrien de particulier sur ceux que nous avons déjà publiés, si ce n’estpourtant celui de MM. Fairclough et Vauthey, de Lyon , dans lequel cesfabricants proposent d’appliquer une espèce de petite turbine, soit endessus, soit en dessous de l’appareil, afin de lui communiquer le mouve-