CHAINES-CABLES EN FER.
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M. S. Brown, capitaine de la marine royale anglaise, et M. P. Thomas, fabricant dechaînes à Liverpool, ont fait la demande d’une patente !e 9 février 1816, pour desprocédés et des appareils propres à la fabrication des chaînes.
Ces mêmes procédés ont été brevetés en France le 28 juillet 1858, sous le nom deM. Grierson de Londres .
« Les anneaux ou mailles, dit le patenté, sont généralement soudées en couronneet composées d’une tige de fer rond. Cette tige est d’abord coupée d'une longueurconvenable en rapport avec les dimensions que l’on veut donner au chaînon; ensuiteelle est chauffée dans un foyer de forge. Excepté pour les petits fers, quatre chauffessont nécessaires : la première sert à préparer un des bouts en sens oblique pourformer le joint ( scarf) ; la seconde, à arrondir cette extrémité; et les deux autreschauffes à faire les mêmes opérations à l’extrémité opposée, afin de pouvoir réunirensemble les deux bouts et former complètement le chaînon.
Dans le but d’économiser du temps et les frais de main-d’œuvre, et d’obvier auxmauvais effets que produisent les chauffes réitérées du fer, M. Brown, en 1811, éta-blit un fourneau spécial pour chauffer les tringles droites uniformément sur touteleur longueur, et, au moyen d’une machine manœuvrée à bras d’hommes, leur donnaen une seule passe la forme arrondie convenable.
Ce procédé, quoiqu’il fût un grand perfectionnement apporté à la méthode em-ployée jusque-là, demandait une grande attention de la part du chauffeur, et lemauvais effet du surchauffage du fer n’était pas complètement annulé.
Pour remédier à ces inconvénients, MM. Brown et Thomas imaginèrent de con-tourner le chaînon avec la barre de fer rouge, immédiatement à sa sortie du laminoirqui étire le fer en paquet venant du four à puddler ou à réchauffer.
L’organe principal de la machine à contourner qu’ils proposèrent à cet effet estreprésenté par les fi g. 1 et 2 de la planche 34.
Il se compose, comme on voit, d’un mandrin de forme elliptique formé de troispièces A, B, C. La première est forgée avec un renflement a, évidé intérieurementpour recevoir l’extrémité de l’arbre de commande qui y est fixée par une clavette.La seconde pièce B est réunie à la première par une autre clavette qui traverse unergot b, engagé dans une oreille ménagée au renflement a. Enfin, la troisième pièceC n’est autre qu’une sorte de coin en fer forgé terminé par un collet, qui repose surun support mobile faisant partie de l’appareil.
Une bague elliptique D relie ces pièces près du collet, et des rainures en hélice dsont pratiquées à la circonférence extérieure des deux pièces A et B, pour guiderl’enroulement de la barre de métal, et éviter par suite qu’elle ne se trouve aplatiesur les côtés qui touchent la circonférence du mandrin.
Parallèlement à celui-ci est monté, sur le même bàti> un arbre horizontal munid’un galet à gorge qui peut glisser librement sur toute sa longueur. Ce galet, dans lagorge duquel on engage la barre de fer rouge qui sort du laminoir, sert à guidercette barre, dont le bout est introduit dans un crampon fixé au mandrin. Ce dernier,animé d’un mouvement de rotation continu par une commande spéciale, force labarre à s’enrouler sur sa circonférence, et le galet lui fait suivre la rainure en hélicejusqu’à ce qu’elle soit arrivée à l’extrémité opposée au renflement a.
L’opération suivante consiste à dégager du mandrin le fer roulé en spirale; onarrive à ce résultat en inclinant le support dans lequel tourne le collet c forgé àl’extrémité de la clé ou coin C ; puis on retire ce dernier, après avoir préalablementfait glisser en dehors la bague D, reliant les trois pièces A, B, C. Le mandrin diminue