Band 
Tome onzième
Seite
468
JPEG-Download
 

468

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

intervenir à cet égard, puisque la force de pression à la presse, seul moyen dépreuvequil ait à sa disposition, ne garantit pas complètement la force réelle de résistancedes chaînes, ni dès lors la sécurité parfaite de la navigation.

« Recevez, Monsieur, etc. »

Nous navons pas à nous prononcer sur la décision du comité consultatifdes travaux de la marine, mais il nous a paru intéressant de faire con-naître, dune part, les louables efforts de M. David pour remédier à unfâcheux état de choses, et dautre part, le résultat des expériences faites àla forge de la Chaussade.

Si des chaînes-câbles solides et bien faites sont indispensables dans lamarine en général, elles ne le sont pas moins pour les grues et autresengins propres à élever ou transporter des fardeaux considérables, pourles entreprises de navigation fluviale par le touage à vapeur, etc.

On conçoit alors quen présence dune industrie aussi importante etqui prend tous les jours de nouveaux développements, les plus petits per-fectionnements apportés dans les procédés de fabrication ont tout de suiteune grande portée. Cest ce qui nous assure quon ne verra pas sans in-térêt les divers procédés essayés pour perfectionner cette industrie.

DIVERS PROCÉDÉS DE FABRICATION.

Maintenant, en France , le pliage des mailles sopère encore à brasdhommes, dune manière tout à fait primitive. Le plus généralement, onfixe une douille sur un poteau vertical, on met le bout de fer dans la douille,puis sur le bout qui dépasse, on monte lextrémité dun levier qui porteune douille semblable à la première. Alors deux, trois ou quatre hommes6attèlent au levier, qui na pas moins de deux ou trois mètres de longueur;les uns tirant, les autres poussant; le levier parcourt un demi-cercle et lamaille se trouve pliée à la forme voulue.

Cest principalement cette opération que MM. Faivre et fils ont cher-ché à obtenir mécaniquement. Après avoir examiné différents moyens,et en avoir pesé les avantages et les inconvénients respectifs, ils se sontarrêtés à la disposition des machines que représente la planche 34, et dontlune, la machine à plier, fonctionne depuis dix-huit mois aux forges etfonderies de Nantes , on en est parfaitement satisfait sous le rapport dela construction et des résultats quelle produit.

Ces résultats ont paru, dès le principe, assez avantageux pour détermi-ner MM. Faivre et fils à compléter leur appareil, en y ajoutant le coupagedu fer, et à faire la demande dun brevet dinvention le 25 octobre 1856.

Mais avant de donner la description de ces machines, nous allons exa-miner quelques brevets pris antérieurement en Angleterre et en France pour cette même fabrication.