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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Adams de Birmingham a proposé, en 1850, un système de tamponde choc avec des ressorts en métal renfermés dans des boîtes cylindriques,semblables à celles qui contiennent les rondelles en caoutchouc. Ces res-sorts métalliques sont composés de seize disques en acier, de 20 centi-mètres de diamètre et de 3 millimètres d’épaisseur ; ils sont emboutis unpeu en cône et placés par double épaisseur bords à bords, de façon queles circonférences se touchent, en laissant un vide au centre.
La tige du tampon appuie par l’intermédiaire d’un plateau sur le centrede cette série de disques coniques, et la pression a pour effet de lesaplatir. La course du piston peut être de 12 à 13 centimètres sans pro-voquer l’aplatissement complet des disques, c’est-à-dire dépasser leur degréd’élasticité-
M. Spencer avait envoyé à l’Exposition universelle de 1855 un tamponavec ressorts en caoutchouc, qui offrait des particularités dignes d’êtrecitées.
Chaque rondelle, de forme bi-conique, était entourée d’un collier en fer,rendu solidaire avec elle au moyen d’une nervure intérieure, qui s’enga-geait dans une gorge ménagée sur le contour de la grande base communedes deux cônes.
Les éléments étaient combinés de telle sorte que, quand les rondelles, ense comprimant, venaient s’appliquer sur la paroi intérieure des colliers,ceux-ci se touchaient par leurs bords, limitant la pression à laquelle lesrondelles pouvaient être soumises, et les préservant ainsi de l’écrasement.
Le tampon représenté en section verticale, fig. 7, présente des dispo-sitions particulières pour lesquelles M. Richard Eaton, de Londres , a prisune patente le 20 novembre 1856. La première de ces dispositions consistedans l’application de rondelles en caoutchouc de faible épaisseur, 6 à 12millimètres, substituées aux rondelles de 20 à iO millimètres généralementadoptées. Cette application est fondée, dit l’auteur, sur une découvertequ’il fit que, pour une même quantité de caoutchouc vulcanisé employéecomme ressort, soit en une seule épaisseur, soit divisée en feuilles mincesne dépassant pas 12 millimètres, l’effet utile obtenu par cette dernièrecombinaison était de beaucoup préférable à la première, c’est-à-dire que,pour un même poids de caoutchouc, le ressort est à la fois plus élastiqueet plus résistant, et supporte beaucoup mieux, sans se détériorer, les chocsou pressions accidentelles.
M. Hovine, dont nous avons déjà cité plus haut les expériences faitesen 1853 ou 185i sur le matériel du chemin de Lyon , estime aussi et bienavant l’ingénieur anglais , comme on voit, que l’épaisseur des rondelles doitrester au-dessous de 20 millimètres.
La seconde disposition de M. Eaton consiste en quelques combinaisonsmécaniques, pour préserver les rondelles de la détérioration produite parles brusques mouvements de recul.
Le tampon représenté iig. 7 est muni de l’une de ces combinaisons;