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RESSORTS I>E CHOC.
elle consiste à maintenir contre le fond de la boîte B toutes les rondellesminces de caoutchouc r, toujours séparées par des disques en tôle, aumoyen du boulon f et d’une sorte de chapeau k. Ce chapeau pénètre dansl’ouverture circulaire pratiquée dans le fond du plongeur T, qui est enoutre percé de quatre mortaises perpendiculaires, dans lesquelles sont en-gagés les espèces de coins l.
Les deux extrémités de ces coins sont taillées en plans inclinés, de façonqu’ils puissent s’appuyer chacun parfaitement, d’un côté sur l’épaisseurdu chapeau conique k, et de l’autre sur l’une des gorges circulaires b,pratiquées à l’intérieur de la boîte B.
II résulte de cette disposition que, lorsqu’un choc violent a lieu sur lebourrelet V du tampon, le fond du plongeur T, en reculant, fait glisserles coins l sur les deux plans inclinés que présentent le chapeau k et lesgorges circulaires b; comme ces dernières ne peuvent céder, c’est le cha-peau qui descend en refoulant les rondelles en caoutchouc.
Ce sont les frictions et les résistances occasionnées par la pression descoins sur les retours d’angles obtus des gorges circulaires de la boîte, quidiminuent les soudains et brusques efforts de recul du piston plongeur.
Sur le dessin qui accompagne la demande de patente de M. Eaton, plu-sieurs autres combinaisons sont indiquées pour atteindre le même but :ce sont des boîtes cylindriques pourvues de plans inclinés, ou de rainuresen spirales ayant leur bord extérieur à angie droit avec la ligne centraledu tampon, et les angles intérieurs terminés en pointe.
Les inclinaisons ou les angles des rainures, des nervures et des coinssont combinés, suivant les pressions variables de la longueur et de laforce des chocs que doivent supporter les tampons.
Ces chocs violents, que supportent accidentellement les tampons, sont,comme on sait, la cause principale de leur prompte détérioration • c’estce qui explique les nombreuses et persévérantes recherches faites pouratténuer, autant que possible, leur effet désastreux, et les combinaisonspeut-être un peu compliquées de quelques dispositions.
De cette espèce sont les tampons représentés fig. 8 et 9 de MM. Turtonet Root, brevetés en Angleterre à la date du 31 janvier 1856, et en France ,le 28 mai de la même année.
Le système consiste dans la combinaison du ressort en spirale avecdes plans inclinés en hélice, disposés de telle sorte que la forceélastique du ressort est utilisée à la fois dans le sens de son axe, commecompression, et, autour de ce dernier, comme torsion : soit, fig. 8, deuxcylindres R et R' montés sur la tige centrale t et terminés par des em-bases .s et s', qui appuient l’une sur le fond de la boîte B, l’autre sur celui duplongeur T. Deux plans inclinés en hélice sont formés sur chaque cylindre,diamétralement opposé l’un à l’autre; un ressort à boudin r entoure lesdeux cylindres, et ses deux extrémités sont engagées dans des trous pra-tiqués dans l’épaisseur de chacune des deux embases s et s'.