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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La réunion de l’arbre avec la bielle N', au moyen de la vis L', permet, àl’aide d’une manivelle montée sur le carré qui la termine, de déplacerl’écrou N, qui glisse alors dans la rainure pratiquée dans l’arbre, de façonà régler la hauteur de descente des outils par rapport à la table du cha-riot porte-pièces.
La course du porte-outils peut-être également réglée en changeant lacourse de la manivelle motrice. A cet effet, une rainure en queue d’hi-ronde est pratiquée dans l’épaisseur du disque O, et une vis q y est logée;elle est engagée dans un écrou q' (fig. 17) de la môme forme que la rai-nure. Cet écrou est forgé avec une tige cylindrique entourée par une pe-tite douille, sur laquelle s’opère le serrage de l’écrou et de la rondelle,retenant la tête de la bielle N, laquelle est garnie d’une bague en aciertournant librement sur la douille. Cet assemblage se déplace naturelle-ment avec l’écrou quand on tourne la vis q, de sorte que le point d’at-tache de la bielle, ou le bouton proprement dit, est facultativement éloi-gné ou rapproché du centre de mouvement du disque, suivant le sensdans lequel on tourne la vis.
Le disque O est rapporté à l’une des extrémités de l’arbre O', monté àl’intérieur de la longue douille en fonte À 2 , fondue avec le bâti. Cettedouille, prolongée en dehors de celui-ci, est tournée cylindrique pourrecevoir le moyeu de la poulie à deux étages P, qui y est montée libre-ment.
Mouvement de retour rapide de l’outil. — On remarque quel’arbre O’ ne se trouve pas dans l’axe de cette poulie, mais qu’au contraireil est excentré d’une façon assez sensible et que son extrémité, opposéeau disque O, n’est reliée à la poulie que par une espèce de manivelle ]/.Celle-ci n’y est pas moins attachée directement : G’est une petite piècecarrée en acier p' (fig. 3, 8 et 9), qui opère la réunion ; elle est disposéepour glisser librement dans une rainure ou coulisse rectangulaire ména-gée dans l’épaisseur de la manivelle.
A cet effet, cette coulisse est garnie sur l’un des côtés (voy. fig. 8)d’une lame en acier serrée par des vis r, afin de guider le mouvement deva-et-vient de la pièce]/ dans l’intérieur de la manivelle.
Ce mouvement provient naturellement de ce que l’axe O' et la pouliemotrice P ne se trouvent pas dans le même axe. On peut se rendre comptede l’effet qui se produit en examinant le tracé fig. 9.
Comme la manivelle est fixée sur l’arbre O', elle ne peut faire autre-ment que de décrire un arc de cercle concentrique à cet arbre. La piêccpse trouve dans les mêmes conditions par rapport à la poulie P; il en ré-sulte que cette pièce prend dans la coulisse les différentes positions indi-quées par les points f, 2, 3, etc., c’est-à-dire que, comme elle est obligéede rester à la même distance du centre de rotation de la poulie, cettedistance se trouve modifiée dans la coulisse, par rapport à la manivelle,d’une quantité justement égale à l’excentricité, ou au double du rayon,